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CHB : un projet qui suscite la divergence...

jeudi 14 mai 2009

L’avenir de la sidérurgie, le développement du tissu économique, l’emploi et la mobilité sont les préoccupations du groupe local CIEP-MOC de la Basse Meuse. Echos du débat politique de ce mercredi 13 mai.

C’est à partir d’un travail de réflexion entamé depuis plusieurs mois que le groupe local de la Basse Meuse a organisé le débat politique de ce mercredi 13 mai. Une approche centrée sur la question du redéploiement économique, de l’emploi, mais aussi du logement et de la mobilité.

Comme invités, nous avons pu compter sur la présence de Marie Dominique Simonet (cdH) et de Michel Jehaes (Ecolo). Le PS de l’arrondissement de Liège a, une fois de plus, décliné notre invitation. Une attitude difficilement compréhensible pour le public qui se déplace en ce moment de campagne électorale pour pouvoir poser des questions, échanger avec les représentants de partis et se forger son propre avis. Comment dès lors interpréter l’absence du PS liégeois alors qu’il se définit comme acteur incontournable autour des thèmes qui nous préoccupent ?

Une fois de plus, l’avenir de la sidérurgie a suscité le débat. Pour M.D. Simonet, il est important de se battre pour le maintien d’une sidérurgie intégrée. Vu le peu d’emprise du politique sur une entreprise mondiale comme Arcelor MIttal, il faut soutenir la recherche pour maintenir une production pointue en aval. Pour Ecolo aussi, la sidérurgie est un secteur d’avenir et s’inscrit dans la volonté du parti de pouvoir concilier « industrie » et « écologie ». Mais la situation actuelle rend difficile toute position tranchée. D’une part, de nombreux emplois directs et indirects dépendent de la présence d’Arcelor à Liège. D’autre part, l’industriel semble dicter les règles : de la mort annoncé à une réouverture plus que passagère d’un haut-fourneau. Tout le monde s’accorde pour dire que ces « hauts » et ces « bas » mettent notre région en difficultés. M. Jehaes constate ainsi qu’en cas de fermeture, notre région n’est pas prête ; d’où l’importance de diversifier notre tissu économique.

Si Ecolo regrette l’absence d’un volet « développement durable » dans le plan Marshall, le cdH souligne l’importance des pôles de compétitivité qui se sont développés notamment à Liège : santé, aéronautique, logistique, agroalimentaire. La piste du développement durable, et plus particulièrement l’amélioration de la performance énergétique du bâti public et privé, est privilégiée par les deux intervenants pour la prochaine législature. Développer cette orientation fait appel à une main-d’œuvre qualifiée qui, selon M. Jehaes, manque cruellement.

Impossible donc de ne pas aborder les priorités pour l’enseignement et la formation. Pour M. Jehaes, il faut revaloriser l’enseignement technique et professionnel et réfléchir à des formules de formation en alternance et ouvrir le débat sur l’insertion sociale des personnes pour lesquelles il est impossible de viser un projet d’intégration professionnelle. M. D. Simonet veut améliorer l’enseignement sans oublier la formation tout au long de la vie. Il faut parvenir à proposer un suivi immédiat à tous les demandeurs d’emploi. Elle souligne l’importance du secteur de l’économie sociale comme fournisseur d’emplois. Enfin la création de l’emploi passera aussi par la création de 10.000 nouveaux logements sociaux au cours de la prochaine législature.

Enfin, c’est en abordant la question de la mobilité que le public a pu se rendre compte d’une réelle divergence de points de vue des partis politiques présents.

Si chacun souligne l’importance du projet « tram », M. Jehaes défend un investissement massif dans le transport public : le tram, mais aussi le train et le bus pour faire le rabattement vers le tram. Comme tous les budgets, celui de la mobilité a des limites. Il faudra aussi aborder la question de l’éparpillement de l’habitat en milieu semi-rural qui, à moyen terme, deviendra impayable pour les propriétaires.

Si la liaison CHB n’est pas une priorité pour Ecolo, M.D. estime qu’il ne faut pas opposer le projet autoroutier à celui du tram. Ainsi, elle conçoit CHB comme une possibilité de désengorger le trafic dans notre région, d’améliorer la qualité de vie et d’attirer de nouveaux habitants à Liège et en périphérie.