Fédération de Liège Huy Waremme

Naviguer par mots-clés...

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

La formation en Basse-Meuse

lundi 25 mars 2013

Au moment où Arcelor-Mittal annonçait la fermeture de l’aciérie et des coulées continues de Chertal et partant du constat de l’importance du chômage structurel dans la région, le groupe d’action locale MOC de la Basse-Meuse a décidé d’aborder les enjeux socio-économiques locaux en effectuant un cycle de rencontres. Au terme de ces rencontres, l’enjeu majeur qui s’est dégagé de nos réflexions est la question de la cohérence entre les emplois et les formations proposées. En effet, un point sur lequel plusieurs intervenants ont insisté et qui nous a interpellé est que les entreprises de Basse-Meuse ne recrutent pas nécessairement les gens de la région.

Aujourd’hui le taux d’emploi qui correspond au nombre de personnes occupées sur la population en âge de travailler (15 à 64 ans) est de 60% en Basse-Meuse (52% à Herstal, 57% à Oupeye, 56% à Visé, 62 % à Bassenge, 65 % à Blegny et 67% à Dalhem).
Au total 417 entreprises reprises par la SPI font travailler 10 349 personnes sur le secteur.

Différents questionnements se posent donc par rapport à la formation :

Un élément important selon nous est la question des moyens financiers et structurels qui sont accordés à la formation, notamment dans les nombreuses petites structures.
Celles-ci ont-elles réellement la possibilité de répondre à toutes les demandes des personnes souhaitant suivre une formation ?
Ont-elles la capacité de s’adapter aux besoins des entreprises de la région ? De mettre en place des formations plus spécialisées ?

Un autre élément que nous avons questionné est la place de la coordination entre les différents intervenants. Est-ce qu’il existe un lieu de rencontre entre les acteurs de la formation et si oui est-ce qu’il est vraiment représentatif de toutes les structures ?
Quelle relation les pouvoirs publics ont avec les différents centres de formation de Basse-Meuse ? Est-ce qu’un espace d’échange entre ces structures, les entreprises ou d’autres acteurs économique de la région a été mis en place ?

Par rapport aux profils recherchés, les entreprises font appel à la fois à des profils de plus en plus spécialisés et à la fois avec des compétences de plus en plus large (polyvalence). Comment les centres de formation peuvent-ils traiter cette demande en restant efficace ? Est-ce que ce n’est pas le rôle de l’entreprise de spécialiser le travailleur et des centres de formations de proposer des cursus plus généraux, permettant ainsi au formé d’être plus polyvalent et avoir accès à plusieurs types d’emplois ?

Enfin, dans une perspectives de formation et de mise à l’emploi, nous nous posons également différentes questions par rapport à la problématique du manque de place d’accueil dans le secteur de la petite enfance et de l’accueil extra-scolaire, la mobilité, ou encore la question du genre…

Autant de questions auxquelles le groupe d’action local cherche des réponses.