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Situation socio-économique de la Basse-Meuse : rencontres.

mardi 6 mars 2012

Entre décembre et février, le Groupe d’Action Local de Basse-Meuse a effectué trois rencontres avec pour objectif de dégager des pistes de réflexion sur la situation socio-économique de la région.

Les différents intervenants étaient Jordan Atanasov (secrétaire CSC-Météa), Benjamin Blaise (ASBL Basse-Meuse développement) et Christine Quintin (Service analyse du marché de l’emploi et de la formation du Forem).

JPEGL’élément principal qui ressort de la rencontre avec Jordan Atanasov est évidemment l’importance de la sidérurgie en Basse-Meuse, directement concernée avec Chertal. Ce secteur d’activité génère des milliers d’emplois dans la région liégeoise si on prend en compte les entreprises satellites.

Or, 581 travailleurs vont être directement touchés par la décision de fermer la filière liquide fin 2011. Mittal se justifiant en annonçant une réduction de la production de l’acier au niveau mondial suite à une diminution de la demande. Pourtant, il est au contraire constaté dans les faits une augmentation de celle-ci selon Atanasov. De plus, les bénéfices engendrés par le groupe restent importants. Comment alors expliquer cette décision auprès des travailleurs ? Il y a une grosse part d’incompréhension.

Et il persiste de nombreuses questions autour de l’avenir de la phase à froid. Avec qui le site de Liège va collaborer ? L’approvisionnement sera-t-il suffisant ? Est-ce qu’il est prévu de mettre fin un jour à la phase à froid ?

Dans ce contexte, il est intéressant de se pencher sur la reconversion du bassin liégeois, dont celle des travailleurs d’ArcelorMittal.
Un des avantages de la sidérurgie c’est qu’elle offre un certains nombres d’emplois de qualité et, pour la plupart, qui ne demandent pas un grand niveau de qualification. Si ce secteur venait à disparaitre, ce serait une catastrophe sociale pour la région.

Il est également important de penser à l’avenir économique en termes de diversification des secteurs d’activité et ne pas se concentrer sur un ou deux secteurs .

La rencontre suivante se déroulait avec Benjamin Blaise, le nouveau directeur de l’ASBL « Basse-Meuse Développement ».
Cette association a été créée à l’initiative des communes d’Oupeye, Visé et Herstal. Depuis, la commune de Bassenge a rejoint le projet. Les objectifs sont de favoriser les synergies entre les acteurs et de remplir un rôle de facilitateur pour les particuliers et nouvelles PME. C’est davantage un outil mis à disposition par et pour les communes qu’un centre de décision.

L’association se développe autour de 4 piliers : économie (soutien des entreprises, collaboration avec la SPI, le Forem, le GRE, …, information pour les jeunes entrepreneurs, cours de gestion, de compta, …), emploi (l’axe insertion socio-professionnel des PCS des communes, formations adaptées), économie-sociale et Eurégio (projets Tetra (favorise les partenariats) et Extensio (stimule l’exportation)).

De la rencontre avec Christine Quintin, nous retiendrons plusieurs chiffres et constats intéressants. Par exemple, la réalité est totalement différente entre les communes de Blegny et Dalhem et les communes de Herstal, Oupeye et Visé. Que ce soit en termes d’emplois ou de population. Dans ces dernières communes longeant la Meuse, le chômage structurel reste important.

Ensuite, comme on peut s’en douter, le secteur le plus pourvoyeur d’emplois en Basse-Meuse est l’industrie manufacturière (la fabrication métallique, la sidérurgie et l’aéronautique) [1]. Mais il faudra voir l’impact que va avoir la perte d’emplois d’Arcelor Mital sur ce secteur.
Il est également intéressant de remarquer que sur 5 offres d’emploi, 2 sont de l’intérim.

A la fin de ce cycle de rencontres, il est utile de remarquer que le thème principal qui se dégage est la question de l’emploi, et plus particulièrement la question de la formation liée aux emplois proposés. Tant « Basse-Meuse développement » que le Forem ont constaté, et il est intéressant de le souligner, que les entreprises de Basse-Meuse ne recrutent pas nécessairement les gens de la région.

La formation est donc un axe qu’il pourrait être utile de développer en Basse-Meuse.
C’est ce que tente de faire, entre autre, l’association « Basse-Meuse développement » en organisant des formations ou en collaborant avec les écoles techniques.

Il faut également souligner l’importance de plusieurs projets se développant sur le territoire et qui permettront la création d’emplois. Nous pensons en priorité au Trilogiport, ainsi qu’au développement des zonings des Hauts-Sarts et de Lixhe. Il est nécessaire aussi (et malheureusement) de constater la disparition progressive de la sidérurgie.

Ces changements sont le signe d’une mutation profonde en Basse-Meuse. Une mutation qu’il faut préparer dès maintenant, notamment en approfondissant la réflexion sur la formation.

[1A noter que ces chiffres se basent sur les entreprises qui ont leur siège social en Basse-Meuse. Par exemple, la logistique est bien représentée en Basse-Meuse mais les sièges sociaux de ces entreprises se trouvent pour la plupart à l’étranger. Et donc, on ne comptabilisera pas ces entreprises.