Fédération de Liège Huy Waremme

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Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

" Une fermeture possible en 2015, et après ? "

jeudi 19 avril 2012

Le 20 mars dernier, le groupe d’action locale du MOC de Huy organisait un débat « Une fermeture en 2015 et après ? ». L’objectif de celui-ci n’était pas de prendre position pour ou contre la production d’électricité à base d’énergie nucléaire, mais plutôt de voir si, le gouvernement suit le calendrier annoncé avec une fermeture des premiers réacteurs à partir de 2015 (selon la loi de 2003), quelles seraient les perspectives énergétiques en termes d’alternatives ainsi que les impacts, notamment économiques, pour la région ou pour les travailleurs…

Ce débat était animé par Monsieur Jean-Jacques Jespers, professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Libre de Bruxelles. Lors de ce débat, différentes questions ont été posées aux représentants des partis politiques locaux qui avaient répondu à notre invitation, à savoir :

Christophe Collignon pour le PS ;

Joseph George pour le cdH ;

Luc Gustin pour le MR ;

Marc Hody pour Ecolo ;

La première interpellation portait sur l’impact socio-économique pour les communes environnantes d’une fermeture du réacteur numéro 1 de la centrale de Tihange, que ce soit l’impact financier (notamment par rapport aux compensations financières que ces communes perçoivent via les conventions passées avec Electrabel) ou, à un niveau plus large, les répercussions au niveau des emplois, pour les commerces, les écoles, le niveau de vie de la population…
Ensuite, la question des alternatives envisagées a été posée. Afin de voir quelles pourraient être les stratégies mises en place pour que la région constitue toujours un pôle de production énergétique.
La troisième interpellation concernait le démantèlement en termes d’emplois, de durée, de coûts, ainsi que la question de l’avenir des déchets actuellement stockés sur le site.
Pour conclure, au vu de ce qui avait été ramené pendant le débat, il fut demandé aux représentants des partis s’ils étaient favorables au maintien du calendrier prévu dans la loi de 2003 avec une fermeture des premiers réacteurs en 2015 et une fermeture des dernières centrales nucléaires entre 2022 et 2025.

Ce débat a été conclu par Monsieur Jean-Marie Schreuer, Secrétaire Fédéral du MOC de Liège – Huy – Waremme, qui a mis en évidence le fait que le débat ne se voulait pas technique, mais bien un débat de citoyens face à des enjeux transversaux liés au nucléaire et plus largement à l’énergie.
Il a rappelé que le MOC souhaite que la décision prise en 2003 de sortir du nucléaire soit effectivement appliquée et selon les modalités décidées à l’époque ! De plus, il a souligné la nécessité de renforcer l’expertise publique à partir de l’enseignement et non de l’expertise des multinationales.
Il faut réfléchir aux transferts financiers avec toutes les conséquences qu’ils vont avoir sur la population. A l’heure actuelle, il y a un enjeu fondamental d’intégration qui est lié au prix de l’énergie, c’est un des éléments sur lequel on met l’accent car aujourd’hui trop de personnes sont souvent exclues parce qu’elles ne peuvent pas se chauffer.
C’est également une question d’avenir et un cadeau empoisonné pour les générations futures. Le démantèlement et les déchets grèveront l’avenir des populations. On a beau dire, mais dans des milliers d’années, on aura toujours des déchets ! Nous laissons à nos enfants un héritage que nous ne souhaitions pas pour nous-mêmes. Il y a un transfert vers les générations futures de tous les risques. Si le fonds de démantèlement n’est pas suffisant, qui paiera la différence ? L’état ? Le citoyen ? Aujourd’hui, quelles sont les politiques mises en route pour pouvoir concrétiser les choses. Comme mouvement citoyen, nous demandons que demain, on concrétise ce qui a été décidé. Il y a des exigences à porter tous ensemble vers d’autres modèles de développement.