Fédération de Liège Huy Waremme

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Compte-rendu de la soirée sur la précarité du 21 mai àSprimont

mercredi 30 mai 2007

Le lundi 21 mai, le groupe d’action locale d’Ourthe-Amblève organisait une rencontre sur le thème de la « précarité  » au Centre Culturel de Sprimont. Une préoccupation portée par les militants locaux qui faisait aussi le lien avec la campagne « La Sécu, nos choix solidaires  ».

En introduction, nous avons proposé trois reportages de la RTBF : le premier suivait au quotidien une famille ouvrière qui bascule dans la précarité àCharleroi, le deuxième s’intéressait aux phénomène des résidants permanents des campings et le dernier abordait l’accueil des SDF àLiège.
Après la projection, un panel d’intervenants locaux a pris la parole :

Pour Olivier Simonis, assistant social au CPAS de Sprimont, les jeunes de 18-25 constituent une partie importante du public du CPAS de Sprimont. Avec notamment un public de « non-étudiants  » davantage touchés par la précarité et ayant connu un parcours plus chaotique qui les éloigne parfois très fort d’une intégration professionnelle. Le CPAS utilise les dispositifs d’insertion tel que l’Article 60. L’objectif : remettre un pied dans l’emploi et la vie active. Une proposition qui a ses limites pour toute une catégorie de personnes qui a besoin d’un réel encadrement sur le long terme.

La Teignouse, représentée par son responsable Ariste Wouters, est engagée depuis quinze ans dans un travail auprès des résidents permanents des campings d’Ourthe-Amblève. Une action qui s’adresse d’une part àdes « accidentés sociaux  » qui ont connu un enchaînement rapide de difficultés, qui ont besoin de se poser un moment et souvent trouvent les moyens de s’en sortir. D’autre part, le public est aussi celui des « naufragés sociaux  » qui éprouvent d’énormes difficultés àrebondir tant leur parcours a été difficile. L’association ne propose pas de solutions toutes faites. Simplement du temps, de l’écoute et de l’aide pour que chacun puisse trouver ses solutions personnelles.

Il y a peu, Vie Féminine publiait les résultats de son enquête « Femmes et précarité  ». Christelle Lambert, animatrice Vie Féminine, rencontre au quotidien des femmes qui ont souvent basculé dans la précarité suite àune séparation alors qu’elles étaient sans emploi ou occupées àtemps partiel. Des projets de proximité comme les « Bambineries  » permettent àces femmes de se poser, d’être accompagnées et de se faire entendre.

Dominique Linotte, permanent àla CSC d’Aywaille distingue deux facteurs particulièrement générateurs de précarité. Tout d’abord l’institutionnalisation du contrat àtemps partiel qui va souvent de pair avec des horaires flexibles. Impossible donc d’exercer un deuxième mi-temps avec, comme conséquence, un revenu proche du seuil de la pauvreté. Un type de contrat qui s’apparente de plus en plus àun choix de société dicté par un modèle économique dominant. S’y ajoutent les nouvelles mesures de contrôle des chômeurs qui touchent plus souvent les publics en difficulté faute de ne pas avoir ouvert un courrier, de ne pas avoir signalé un changement d’adresse, voire de ne pas savoir lire.

Toutes ces interventions ont nourri par la suite l’échange avec le public :

L’amont et l’aval de la précarité

Une diversité d’acteurs avec des objectifs différents se sont exprimés tout au long de cette soirée. L’action sociale pour écouter, aider et accompagner les personnes en difficulté. L’éducation permanente pour sensibiliser, se mobiliser et se faire entendre. Et l’aspect syndical avec des questions d’emploi de qualité, de modèle social. Il s’agit avant tout d’approches complémentaires qui ont pu coexister le temps d’un débat et qui ont mis en lumière des enjeux majeurs. Sans oublier qu’en arrière-plan, ce sont systématiquement nos choix de société, nos choix politiques qui apparaissent...