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Un avis de la Commission Aménagement du Territoire sur le tram

vendredi 15 juin 2012

L’enquête publique sur le tram, qui s’est clôturée le 13 juin, a permis à de nombreux citoyens et aux associations de réagir sur ce projet.
La commission aménagement du territoire du MOC a donc profité de cette opportunité pour envoyer au Collège Communal de la ville de Liège quelques remarques.

Notre inquiétude la plus importante est relative au manque de visibilité d’une politique de mobilité cohérente pour la ville et les communes avoisinantes.

Il nous semble primordial d’inscrire le projet de tram dans un plan global.

Il est d’autant plus étonnant que l’initiative a été lancée en 2006 et qu’un Plan Urbain de Mobilité (PUM), rendu possible suite au décret relatif à la mobilité et à l’accessibilité locale du 1er avril 2004, a été mis à l’étude pour l’agglomération liégeoise. Les résultats ne sont cependant toujours pas accessibles et l’avenir de ce plan est incertain.

Entendons-nous bien, il n’est pas question de juger au travers de l’enquête publique actuelle de la politique de mobilité dans son ensemble. Nous comprenons en effet que pour des critères légaux et autres, l’enquête ne porte que sur le projet de tram.

Mais il est important selon nous de présenter, au moins à titre informatif, un plan de mobilité pour Liège et son agglomération (notamment l’axe Ans/Fléron) afin de saisir le cadre dans lequel s’inscrit le tram.

Il est en effet plus facile pour le citoyen de rendre un avis sur le projet de tram suite à la présentation d’un plan clair et précis de mobilité que d’avoir une vague présentation de la politique de mobilité dont il faudrait se concentrer sur une partie, à savoir le projet de tram, sans en connaitre davantage sur le reste.

Pourquoi alors ne pas avoir attendu, ou coordonné avec l’étude sur le tram, l’étude de restructuration du réseau de bus réalisée par le TEC ? Qu’en est-il des autres projets de mobilité (par exemple : la réouverture de certaines gares ferroviaires sur les lignes liégeoises) qu’il serait intéressant de prendre en compte dans le cadre d’une politique générale de mobilité pour Liège et son agglomération ?

Une autre appréhension que nous souhaiterions partager est relative au fonctionnement du partenariat privé-public. Sur ce point, nous nous inquiétons de l’aspect « rentabilité financière », et ce pour les deux partenaires.

D’un côté, pour la qualité du service offert par le privé et le coût des tickets. En effet, l’objectif d’une entreprise privée la contraint bien plus qu’une entreprise publique à garantir une rentabilité importante pour son exploitation. Ceci peut avoir un impact sur le prix des billets ou la diminution des investissements (par exemple en matière de sécurité ou d’entretien).

Dès lors qu’elles sont les garanties réclamées au partenaire privé afin de maintenir un service efficace et accessible ?

D’un autre côté, concernant les rentrées financières du TEC : la société publique perdant l’exploitation exclusive de ses lignes les plus rentables, comment va-t-elle préserver l’équilibre de son budget ? Quel sera l’impact pour le voyageur quotidien ?
Ces questions réclament donc davantage d’informations autour du partenariat qui sera établi.

Enfin, notre dernière remarque porte sur le tracé en lui-même.
Il nous semble important pour plusieurs raisons, dont le projet d’agglomération liégeoise, de garantir les lignes vers Herstal et Jemeppe.

Malgré l’assurance de plusieurs responsables que celles-ci seront effectivement réalisées, aucune date n’a été proposée pour la réalisation des travaux dans un délai raisonnable. Dès lors, nous invitons les décideurs à se pencher sur le sujet et présenter au plus tôt un agenda global reprenant notamment la date limite de réalisation pour ces lignes.