Fédération de Liège Huy Waremme

Naviguer par mots-clés...

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

Halte à la stigmatisation des chômeurs - La position du MOC sur les projets de réforme

vendredi 28 octobre 2011

Depuis plusieurs semaines, on assiste à une campagne virulente et indigne contre les
demandeurs d’emploi. Des attaques obsessionnelles de la droite et du monde patronal,
FEB en tête, qui réclament une plus grande dégressivité des allocations de chômage en
Belgique, voire leur limitation dans le temps.

Au-delà de la polémique et des a priori idéologiques de la droite, il est important de
rappeler quelques réalités chiffrées et les conséquences probables de ces mesures :

1. Le système dans sa forme actuelle est déjà largement dégressif. Au final, le montant
maximum de l’allocation de chômage pour un chef de ménage est plafonné après 12
mois à 1.175,98 euros, et constitue le revenu unique de la famille. À titre de comparaison,
le panier de consommation d’une famille moyenne est estimé, selon le CRIOC, à plus de
600 euros par semaine !

2. Les allocations de chômage en Belgique comme revenu de remplacement sont parmi les
plus faibles en Europe.

3. Ces mesures visent moins des économies budgétaires que l’objectif de pousser les sansemploi
à accepter n’importe quel job afin de faire baisser les salaires et les conditions de
travail. Comme en Allemagne, cela va permettre de gonfler les chiffres du taux d’emploi,
mais va s’accompagner en parallèle d’une augmentation du nombre des travailleurs
pauvres et de la pauvreté en général comme l’a dénoncé récemment un rapport de
l’ONU.

4. Avec un manque structurel d’emplois, qui reste le problème numéro un, les personnes
exclues du chômage n’auront d’autres choix que de se diriger vers le CPAS alors que les
communes connaissent déjà de grandes difficultés budgétaires.
Stigmatiser les chômeurs en les rendant responsables de leur situation et en les présentant
comme des tricheurs et des fainéants est révélateur d’un climat social inquiétant qui tend à
opposer de plus en plus les citoyens entre eux : chômeurs contre travailleurs, Belges contre
immigrés, jeunes contre pensionnés, hommes contre femmes…

Il est absurde de croire que l’on va sortir de manière durable de la crise actuelle en s’attaquant
aux chômeurs et en ajoutant de la précarité à la précarité. Il est urgent d’imaginer un projet
économique et social fondé sur l’égalité et qui donne confiance et espoir aux citoyens.

Thierry JACQUES,
Président.