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C’est la douche froide chez BouMatic à Remicourt

jeudi 13 mars 2014

C’est la douche froide chez BouMatic, cette entreprise de Remicourt spécialisée dans la fabrication de machines à traire, qui occupe 68 travailleurs.

Ce matin, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la direction a annoncé son intention de fermer les unités de production et de logistique, arguant que le site n’est plus rentable. 34 personnes, dont 33 ouvriers, seraient directement touchées par cette fermeture. La procédure Renault est donc lancée.

Depuis l’incendie survenu dans l’atelier le 6 décembre, la production n’a pas repris, ce qui inquiétait fortement le personnel ; des craintes qui se confirment malheureusement aujourd’hui.
« Mais nous n’allons pas baisser les bras, nous allons tout mettre en œuvre pour éviter tout licenciement et maintenir le site en activité, en faisant en sorte que le dédommagement du sinistre qui devrait être versé par les assurances, soit intégralement réinvesti à Remicourt, » indique Jean-Pierre Dejardin, Secrétaire Régional CSC METEA .

A l’issue du conseil d‘entreprise, une assemblée des travailleurs a été organisée afin de les informer de la situation mais aussi de déterminer des actions à mener. Le personnel a, pour l’heure, décidé de bloquer le départ des pièces vers la sous-traitance.

Un prochain conseil d’entreprise a été fixé au 27 février. « En attendant, nous allons analyser les données qui nous ont été fournies par la direction et préparer des questions bien précises », remarque Jean-Pierre Dejardin, Secrétaire Régional CSC METEA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUITE AU CONSEIL D’ENTREPRISE DU 27 FEVRIER

Ce jeudi matin, un conseil d’entreprise extraordinaire s’est tenu chez BouMatic à Remicourt dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault lancée la semaine dernière, suite à l’annonce par la direction de son intention de fermer les unités de production et de logistique.

Les organisations syndicales avaient préparé plusieurs questions précises mais la direction n’a pas été en mesure d’y répondre. Elle a, en effet, demandé un délai supplémentaire. Un nouveau conseil d’entreprise aura lieu, à cet effet, le 11 mars prochain.

« Nous avons posé des questions qui appellent des réponses claires et précises, explique Jean-Pierre Dejardin, Secrétaire Régional CSC METEA. Nous voulons savoir sur quelles bases la direction se fonde pour déterminer la rentabilité du site de Remicourt, nous réclamons un bilan complet de la situation financière de l’entreprise, des informations sur les contrats d’assurance et les indemnisations possibles pour réinvestir sur le site hesbignon.
Nous voulons aussi connaître la capacité du groupe à soutenir financièrement le site. En outre, nous voulons savoir pourquoi l’on ne reprend pas certaines activités sur le site puisque des outillages permettent de réaliser certaines pièces ».

BouMatic : rencontre avec le directeur général Europe

Ce vendredi 14 mars à Amsterdam, les organisations syndicales ont rencontré Monsieur Mills, le directeur général Europe du groupe BouMatic ; cette entreprise de Remicourt spécialisée dans la fabrication de machines à traire dont les unités de production et de logistique sont menacées de fermeture.

L’entretien a duré un peu plus d’une heure trente. Le directeur a évoqué le produit, la localisation, le réseau commercial qu’il juge trop peu développé et le manque de débouchés locaux… « Mais il nous a assuré qu’il serait attentif à toutes les propositions que nous pourrions formuler pour éviter la fermeture, pour autant que nous lui prouvions la rentabilité du site », indique Jean-Pierre Dejardin, Secrétaire Régional CSC METEA en insistant : « Pour nous, l’usine hesbignonne est rentable et le produit de grande qualité » !
Le directeur général a signalé que, de toute façon, la négociation se déroulerait dans le respect de la procédure Renault. « Il n’a pas voulu nous remettre son rapport préliminaire de rentabilité, précisant qu’il voulait respecter ladite procédure. Or, cet entretien n’en fait pas partie ».
M.Mills nous a aussi annoncé que BouMatic allait se constituer partie civile dans le cadre du dossier « incendie » en vue d’accélérer l’enquête.
« Il nous a, en outre, précisé qu’il était ouvert à toute rencontre ultérieure et même, si nécessaire, sur site de Remicourt », conclut le Secrétaire Régional de la CSC METEA.