Fédération de Liège Huy Waremme

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Elections sociales : la CSC reste devant

mercredi 18 juin 2008

Dans le courant du moins de mai, près d’1,7 millions de travailleurs se sont rendus aux urnes pour élire leur représentant en entreprise. Analyse des résultats de ces élections sociales avec Roger Parthoens, Secrétaire fédéral, et Jean-Marc Namotte, Président de la fédération CSC Liège-Huy-Waremme.

Quel bilan tirez-vous des résultats de ces élections sociales ?

J-M. Namotte : la CSC garde sa position de leader àtous les niveaux. Mais ce qui est déterminant, c’est que, d’élection en élection, la CSC reste devant. On peut discuter sur le fait que nous gagnions àcertains endroits et que nous perdions àd’autres, mais l’essentiel n’est pas là. Il y a une constante dans les résultats. L’image d’une région liégeoise uniquement àdominante "rouge" est une image qui appartient au passé.

R. Parthoens : ces élections confirment que la CSC est bien le premier syndicat du pays : en Belgique, dans les trois régions mais aussi àLiège où nous restons majoritaires en nombre de mandats. Il est important aussi de souligner que jamais une organisation syndicale n’a déposé autant de candidats que la CSC et surtout obtenu autant de mandats après les élections.

La CSC gagne àcertains endroits et perd àd’autres, y a-t-il des liens àfaire ?

J-M. N. : lors des élections sociales, les raisons d’une victoire ou d’une défaite sont internes àl’entreprise et dépendent principalement de la qualité du travail des délégués. Elles dépendent aussi de la manière dont les campagnes ont été menées dans les entreprises. Je trouve d’ailleurs que la campagne a été particulièrement dure cette année. Pourtant il ne faut pas se tromper d’adversaire. On peut avoir des approches différentes entre les syndicats mais les objectifs restent communs : améliorer les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs.

R.P. : l’enjeu était important pour le syndicat socialiste qui devait stopper l’hémorragie. Mais ce n’est pas une raison pour mener une campagne digne de la période d’après-guerre. Lors d’une élection sociale nous sommes concurrents pas adversaires. Demain, dans les entreprises les délégations syndicales vont devoir travailler ensemble pour défendre l’intérêt des travailleurs. Au niveau régional, nous menons des actions communes pour le pouvoir d’achat. En fin d’année, nous allons négocier l’accord interprofessionnel avec le patronat pour fixer, entre autres, les augmentations de salaire. A tous ces niveaux, le front commun est essentiel.

Au niveau des secteurs, quel bon résultat pour la CSC est àépingler ?

R.P. : je mettrai en avant les résultats obtenus dans le secteur métal et en particulier àArcelor Mittal. Nous progressons tant dans le froid que dans le chaud et en particulier dans le secteur du haut-fourneau et de la cokerie.

Par rapport aux mandats jeunes, la CSC est clairement en retard. Est-ce un problème ?

J-M. N. : je me pose la question de la représentativité de ces mandats, puisque dans certaines entreprises une dizaine de voix suffisent pour se faire élire. Néanmoins, c’est quand même un signal pour nous. Dans beaucoup d’entreprises on constate que les jeunes qui arrivent sont déjàaffiliés àl’autre organisation syndicale. C’est un problème, même si ensuite grâce au travail de la délégation sur le terrain, ànotre offre de formation et de services, ils ont tendance ànous rejoindre.

On entend parfois dans le grand public que les syndicats sont en perte de vitesse. Pourtant les candidats aux élections sociales n’ont jamais été aussi nombreux.

R.P. : les gens se rendent bien compte que les syndicats restent un rempart contre l’agression des multinationales. Le grand public et le monde du travail adhèrent encore aux valeurs des organisations syndicales et en particulier de la CSC. Je rappelle que plus d’1,6 millions de personnes sont affiliés àla CSC. Un chiffre qui continue àprogresser. Nous restons la plus importante organisation nationale.

J.M.N. : dans une situation particulière comme la Belgique, où les repères sont en train de changer, les syndicats restent un repère important pour les citoyens et les travailleurs. C’est vrai que les jeunes se syndiquent moins vite qu’avant, mais dès qu’ils entrent en entreprise c’est un des premiers réflexes qu’ils ont. Plus que jamais, le syndicat reste aux yeux des travailleurs une réponse adaptée àleurs problèmes et àleurs préoccupations.

Propos recueillis par P.T.