Fédération de Liège Huy Waremme

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Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

La CSC réagit contre la hausse des prix du pétrole

mardi 6 septembre 2005

La flambée des prix du pétrole et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des travailleurs, particulièrement de ceux qui ont les revenus les plus faibles, ont incité la CSC Liège-Huy-Waremme àréagir.

La CSC a développé une analyse de la situation actuelle et a formulé un ensemble cohérent et important de propositions et de revendications.

A court terme, la CSC réclame :
- un refinancement du fonds mazout en mettant àcontribution l’état et les pétroliers
- l’élargissement de l’accès au fonds mazout
- la possibilité d’étalement des paiemnts pour les petits revenus
- un coà»t identique quelle que soit la quantité livrée

A moyen terme, la CSC réclame :
- une aide àl’investissement en économies d’énergie, en ce compris pour les locataires
- une modification du précompte immobilier pour favoriser les investissements économiseurs d’énergie
- le renforcement des normes d’isolation

A plus long terme, la CSC réclame :
- de repenser notre apporovisionnement énergétique en faveur des énergies renouvelables et des tchnologies et industries qui y sont liées
- d’intégrer ce pôle comme un des pôles de reconversion de la Wallonie.

Vous trouverez dans la note détaillée une explication des raisons de la réaction de la CSC accompagnée d’une analyse de la réalité des prix du pétrole : les gagnants et les perdants.

Vous trouverez en annexe le tract distribué àl’occasion des manifestations organisées par la CSC.

Vous trouverez en annexe le tract appelant àune manifestation "coup de poing" devant le Ministère des Finances àLiège le 6 septembre 2005.

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte envoyée par la CSC au gouvernement fédéral.


Lettre ouverte au gouvernement fédéral

Liège, le 5 septembre 2005

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement Fédéral,

Loin de nous l’idée d’apparaître comme des donneurs de leçons, mais la situation dramatique que vivent aujourd’hui tant les entreprises qu’une grande majorité de nos concitoyens, nous impose de vous envoyer un message fort.

Il nous semble que l’heure n’est plus àla tergiversation et aux hésitations, mais bien aux décisions et àl’action. En-commissionner les problèmes c‘est, nous semble-t-il, fuir ses responsabilités politiques ; prendre les dispositions qui s’imposent, c’est les assumer pleinement.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’àl’heure actuelle il y a en Belgique des dizaines de milliers de travailleurs qui sont rémunérés au salaire minimum garanti. Bon nombre de ces personnes n’ont pas d’autres possibilités pour se rendre àleur travail que d’utiliser leur voiture. Adapter en conséquence le remboursement des frais de déplacement s’impose et ce, dans un délai immédiat. Revoir l’exonération fiscale est àprévoir pour le prochain exercice fiscal.

Que dire des allocataires sociaux ? Pour la majorité d’entre eux, dans deux mois la question qui se posera sera celle de savoir si l’on mange ou si l’on se chauffe ? Dix pour cent de l’allocation annuelle d’un chômeur chef de ménage seront consacrés au remplissage d’une citerne àmazout de 2.000 litres, soit plus qu’une rentrée mensuelle. Etaler le paiement de la facture, septante-cinq euros,… c’est de la foutaise devant une telle réalité.

Enfin, pas mal d’entreprises connaissent une croissance négative pour la simple et bonne raison qu’elles ne peuvent, disent-elles, répercuter l’augmentation des coà»ts de l’énergie sur les consommateurs. Qu’attendre d’une telle situation si ce n’est dans les mois àvenir affronter une multiplication de fermetures avec tous les licenciements collectifs qui en découlent inévitablement ?

Ne pensez-vous pas, Mesdames et Messieurs, qu’il est plus que temps d’anéantir la dictature du « pétrolisme  ». Si Al-Qaida et Ben Laden -dont les pratiques terroristes sont inacceptables et àcombattre- étaient européens ou américains, ce ne sont pas les 2 tours du WTC qui auraient été visées, mais bien les immenses champs pétrolifères.

La première définition du libéralisme fait allusion àla libre entreprise. Cette approche n’est-elle pas bafouée si l’on accepte qu’un seul secteur économique régente le fonctionnement de tous les autres. Nous sommes bien en situation de monopole d’un seul secteur, ce qui est interdit par toute législation.

Le Gouvernement Fédéral doit donner l’exemple, il doit annoncer et préparer la chute du « mur pétrolifère  » et être soucieux de la promotion d’alternatives respectueuses d’un développement humain et serein de notre planète.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs du Gouvernement Fédéral, l’expression de nos meilleures salutations.

Roger Parthoens, Secrétaire Fédéral
Jean-Marc Namotte, Président Fédéral