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La fusion Suez-GDF doit déboucher sur une correction du marché énergétique en Belgique

Communiqué de presse de la CSC

mercredi 5 septembre 2007

La fusion Suez-GDF démontre que les pouvoirs publics doivent intervenir d’urgence. La CSC demande que le nouveau gouvernement revoie radicalement la politique énergétique.

La libéralisation du marché énergétique belge laisse encore et toujours un goà»t amer. Les avantages promis sont loin d’être au rendez-vous. Les prix de l’électricité et du gaz ne sont pas mis sous pression. Les services àla clientèle laissent clairement àdésirer. Les investissements vitaux dans de nouvelles capacités de production sont reportés.

Le contraste avec l’augmentation des bénéfices d’Electrabel (filiale à100% de Suez) n’en est que plus frappant. Leur ampleur est telle que Suez craignait de devenir la cible de repreneurs éventuels. C’est pour se prémunir de ce risque que la fusion avec GDF a été décidée.

La structure actuelle du marché explique l’échec de la libéralisation de notre marché énergétique :

- 90% des capacités restent aux mains du producteur historique ;
- les nouvelles installations, plus coà»teuses, d’autres producteurs doivent faire face àla concurrence des centrales nucléaires amorties grâce au consommateur ;
- Suez détient également, via sa filiale Distrigaz, une position dominante sur le marché du gaz en Belgique ;
- Suez conserve encore une part significative dans les réseaux de gaz et d’électricité.

La fusion Suez-GDF complique encore l’entrée de nouveaux producteurs sur notre marché énergétique, sans compter que l’Etat français, actionnaire à35 % de Suez-GDF, acquiert un pouvoir de décision sur les nouveaux investissements. Dans ces conditions, il est parfaitement vraisemblable que l’intérêt national français prévale, ce qui nuirait aux investissements et àl’emploi en Belgique.

La Pax Electrica II conclue àla hâte entre Verhofstadt et Suez n’offre guère de solutions àces problèmes fondamentaux. Le résultat de la politique énergétique menée ces quatre dernières années est bien dur àdigérer.

Pour que le fonctionnement du marché énergétique profite àla société et àl’industrie, les mesures suivantes doivent être prises :

- permettre àd’autres opérateurs sur le marché de disposer (provisoirement) de plus de capacités de production ;
- imposer une taxe sur les centrales nucléaires amorties, de manière àsoutenir les investissements dans les énergies renouvelables et pour une utilisation rationnelle de l’énergie ;
- ramener sous la minorité de blocage la part de Suez dans les réseaux ;
- renforcer le contrôle public du réseau de transport de l’électricité et du gaz (y compris le terminal GNL de Zeebrugge).


Plus d’informations :
- Marc Leemans, secrétaire national CSC (02.246.35.10)
- Tom Willems, conseiller CSC en énergie et développement durable (02.246.34.15)

Source : Site Web de la CSC - 5.9.2007