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Memorandum de la CSC aux partis : la solidarité c’est capital

mardi 24 avril 2007

Les présidents des huit partis démocratiques francophones et néerlandophones ont répondu àl’invitation de la CSC pour débattre des lignes de force de son mémorandum. Ils ont réagi aux revendications de la CSC et ont défendu les points sur lesquels ils sont prêts às’engager.

Que promettent les partis politiques démocratiques ? Sur quoi sont-ils prêts às’engager pour la prochaine législature ? C’est ce que le débat sur le mémorandum de la CSC avec les présidents de partis a permis de clarifier. Un débat ouvert, clair, qui a permis de voir que les programmes et les politiques, ce n’est pas "du pareil au même !"

Les priorités de la CSC

Luc Cortebeeck, le président de la CSC, a rappelé l’essentiel des priorités de la CSC pour aujourd’hui et pour demain en détaillant les dix points de référence qui serviront àla CSC pour évaluer la déclaration gouvernementale et l’action du prochain gouvernement :

- respect de la concertation sociale, liberté de négociation (y compris en matière de salaire et d’index) et liberté d’action syndicale ;
- baisse du chômage par la création d’emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité, ainsi que l’intensification et l’amélioration de l’accompagnement et de la formation, plutôt que par une limitation du montant ou de la durée des allocations ;
- renforcement du premier pilier de la sécurité sociale : financement plus large (moins sur le travail, plus par les moyens généraux), liaison des allocations au bien-être et rattrapage pour les allocations familiales ;
- refinancement de l’autorité fédérale, pour qu’elle soit capable de supporter le coà»t du vieillissement ;
- une assiette fiscale équitable qui mette àcontribution toutes les formes de revenus ;
- perception correcte de l’impôt, sur la base d’un plan de priorité pour les Finances ;
- politique concertée qui préconise un traitement équilibré des générations actuelles et futures, notamment par des emplois de qualité pour la jeune génération, par une politique de soutien àla carrière qui encourage et se montre attentive àla combinaison entre vie professionnelle et vie familiale, pas de nouveau pacte de solidarité entre - maintien des mécanismes essentiels de solidarité au niveau fédéral : la sécurité sociale, le droit au travail et les conventions collectives de travail (CCT) nationales, ceci aussi dans le cas d’une éventuelle réforme de l’Etat ;
- maîtrise plutôt qu’extension de la flexibilité ;
- représentation syndicale dans les PME.

Les présidents de parti ont été invités àparticiper àquatre débats, autour des grands thèmes du mémorandum.

Emploi

Joë lle Milquet (CDH) remarque que, si les marchés de l’emploi àBruxelles, en Wallonie et en Flandre sont différents, ils ont aussi des similitudes. Elle s’oppose donc àla régionalisation. En revanche, elle plaide pour un "Plan emploi" global àl’intention des jeunes, avec un véritable accompagnement et des possibilités de formation. Pas de régionalisation non plus pour Jean-Michel Javaux (Ecolo) qui remarque qu’il existe des différences sensibles au sein de chaque Région. Il insiste lui aussi sur la nécessité d’intensifier les formations. Bart Somers (Open VLD) plaide pour une meilleure adéquation entre les gens au chômage et les emplois en pénurie, formations àla clé. Il souhaite l’arrêt du versement des allocations de chômage après un certain temps.

Fiscalité

Didier Reynders (MR) ne plaide pas pour une diminution du prélèvement global, sinon on ne pourrait plus financer l’Etat. Selon lui, pour baisser encore les charges sur le travail, il faut avant tout diminuer l’impôt sur les revenus les plus bas. Et aller chercher ailleurs (accises, TVA, etc.) pour compenser le manque àgagner. Elio Di Rupo (PS) souligne que "la contribution doit être progressive, avec une aide particulière aux revenus les plus bas". Il constate par ailleurs que les bénéfices des entreprises sont en constante augmentation. Et il se prononce pour un élargissement de l’assiette fiscale en prélevant de manière raisonnable sur les revenus réels. La cotisation sociale généralisée ? Didier Reynders n’y est pas favorable. Il remarque qu’en France, l’impôt sur les grandes fortunes a provoqué l’exode de milliers de personnes.

Sécurité sociale

Pour Elio Di Rupo (PS), une protection sociale forte est un facteur de développement de l’économie. Il se prononce pour une augmentation de 12% en moyenne des pensions endéans quatre ans et un relèvement de la pension minimale à1.000 euros pour les isolés et à1.200 euros pour les chefs de ménage. Didier Reynders (MR) reconnaît que les pensions sont peu élevées en Belgique et qu’il faut aller plus loin que la simple liaison au bien-être. Tout en insistant sur la nécessité d’alimenter davantage le Fonds de vieillissement, il dit vouloir simplifier le recours au deuxième pilier de pension et encourager le troisième pilier.

Développement durable

Le débat sur l’allongement de la durée de vie des centrales nucléaires agite toujours le landerneau politique belge. Joë lle Milquet (CDH) estime qu’une prolongation sera sans doute nécessaire si l’on veut respecter nos engagements de Kyoto. Jean-Michel Javaux (Ecolo) plaide pour un vaste programme d’investissements dans la construction de logements moins énergétivores, une plus grande utilisation des énergies renouvelables et une politique de mobilité durable. En ce qui concerne le marché de l’énergie, Bart Somers (Open VLD) est favorable àplus de libéralisation, au contraire de Johan Vande Lanotte et Jean-Michel Javaux. La solution sur laquelle tout le monde s’accorde reste les économies d’énergie.

En conclusion, la concertration sociale ...

Claude Rolin, secrétaire général de la CSC, en clôture du débat : "Vous ne retrouverez pas dans notre mémorandum des propositions d’augmentations salariales, de relèvement du salaire minimum, de crédit-temps etc… Ces points relèvent de la responsabilité des partenaires sociaux qui ont suffisamment prouvé leur sens des responsabilités lors de la négociation du dernier accord interprofessionnel. (… ) Les meilleures solutions sont celles qui résultent de la concertation sociale. Non seulement elles sont plus équilibrées et mieux soutenues, mais elles reposent également sur la connaissance du terrain".

Extrait du site de la CSC