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Rapport technique du Conseil central de l’économie : la CSC soutient l’emploi et la concertation

Communiqué de presse de la CSC

mardi 4 novembre 2008

La CSC a pris connaissance du rapport technique du Conseil central de l’économie. Comme prévu, ce rapport fait état d’une détérioration de la position de la Belgique en matière de coà»t salarial, en comparaison avec les quatre pays voisins (on passe de 1,2% à4,1%, selon le calcul prescrit par la loi de 1996).

La CSC attire l’attention sur les points suivants

1. Ce calcul tient compte des réductions parafiscales mais non des réductions fiscales du coà»t salarial (non-versement du précompte professionnel) : en 2008, ces réductions représentent 1,23 milliard d’euros, ce qui ramène le handicap du coà»t salarial à3,1% ; le gouvernement envisage en outre des réductions de charges complémentaires.

2. Cette détérioration ne peut être imputée aux négociateurs (alors que la marge de négociation réelle était de 1,1%, 0,7% seulement a été utilisé) mais bien :

- aux employeurs individuels qui ont octroyé des augmentations salariales substantielles hors CCT : 2,3% en moyenne alors qu’on se basait, il y a deux ans, sur une dérive salariale de 0,8%, c’est-à-dire 1,5% de moins ;
- aux secteurs économiques qui ont occasionné une inflation plus importante chez nous que chez les pays voisins avec, en particulier, les augmentations importantes des prix du gaz et de l’électricité et des denrées alimentaires.

3. L’emploi a connu une très forte croissance en 2007-2008 : 4,4% (alors que la croissance n’est que de 2,8% dans les pays voisins).

4. La compétitivité n’est pas seulement une question de coà»t salarial. Une fois de plus, les syndicats ont apporté leur contribution en concluant des CCT modérées (voir ci-dessus). On ne peut pas en dire autant des employeurs.

- De 2004 à2010, la participation des travailleurs àla formation devait passer de 32,7% à50% ; or, avec 32,6% en 2007, aucune avancée n’a été réalisée dans ce domaine.
- De 1999 à2004, les investissements en formation devaient passer de 1,25% à1,9%. Avec un effort de 1,12% seulement, les investissements n’ont fait que diminuer.
- D’après les objectifs de Lisbonne, les investissements en recherche et développement des entreprises doivent, en 2010, s’élever à2% du PIB ; or, entre 2002 et 2005, ces investissements n’ont cessé de décroître (passant de 1,15% à1,11% du PIB).

5. La croissance et l’emploi ne sont pas uniquement une question de compétitivité mais également de pouvoir d’achat. Le phénomène est aujourd’hui très perceptible dans les secteurs qui dépendent de la consommation intérieure.

La marge de négociation pour 2009-2010 sera, entre autres, déterminée par l’évolution dans les pays voisins d’une part et par l’inflation d’autre part. Le rapport du CCE montre àquel point les conséquences de la crise financière sont incertaines. Il revient en fin de compte aux partenaires sociaux de faire un choix.

Que les choses soient claires :

La CSC continue àsoutenir un accord interprofessionnel, mais un tel accord n’est possible que

- si le système d’indexation est préservé ;
- s’il subsiste une marge raisonnable pour des négociations libres et responsables dans les secteurs et les entreprises, en vue d’un rétablissement du pouvoir d’achat ;
- si des avancées peuvent être obtenues pour tous les travailleurs, y compris au niveau interprofessionnel : augmentation du salaire minimum, intervention dans les frais de déplacement domicile-lieu de travail, amélioration de la qualité du travail et diminution de l’insécurité d’emploi,… ;
- si les mesures temporaires en matière de prépension, de congé-éducation payé et de groupes àrisques (0,10%) sont prolongées.

La CSC veut faire preuve de compréhension par rapport aux problèmes que posent la compétitivité, àcondition que les employeurs fassent montre de la même attitude en ce qui concerne les problèmes de pouvoir d’achat. Il s’agit par conséquent de trouver un bon équilibre entre ces deux aspects.

La CSC demande également

- que les partenaires sociaux soient associés de près àla préparation d’une politique de relance par les pouvoirs publics fédéraux et les Régions/Communautés ;
- que la clarté soit rapidement faite sur l’affectation des budgets relatifs àla liaison des revenus de remplacement au bien-être, maintenant que ces budgets ont été établis par le gouvernement ;
- qu’un accord soit rapidement conclu sur le relèvement des allocations de chômage pour les travailleurs qui, suite àla détérioration de la situation économique, sont victimes de chômage temporaire ou complet.