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Demarteau Jean (1925-2001)

lundi 2 mai 2005

Né en 1925, d’une famille nombreuse. Marié, 2 enfants, fille mariée.
Son père est employé en armurerie. A la guerre de 1940, est muté comme employé marqueur au charbonnage liégeois de la Batterie. Des conditions de travail peu payantes rendaient les conditions de vie pas très faciles. En 1941, par la force des choses, les possibilités d’emploi étant restrictives, Jean devient mineur àl’âge de 16 ans. En 1965, après 24 ans de mine, finira sa carrière comme chef de travaux. Les fermetures de charbonnages l’amènent àse reclasser comme éducateur àla Maison Heureuse de Bressoux. Actuellement, "responsable de quartiers" aux Equipes Populaires de la Fédération de Liège, il constitue avec son épouse une équipe agissante.

De sa carrière de mineur, Jean retient que contrairement àpas mal de ses compagnons de travail, il est heureux des fermetures de charbonnages évitant, enfin, ces fabriques d’épaves d’invalides. [1]


Jean Demarteau, ancien président des Equipes Populaires de Liège, est décédé le 15 aoà»t 2001 àl’âge de 76 ans.

Il a toute sa vie milité et assumé des responsabilités dans le mouvement comme dans le monde associatif : àla JOC, aux Equipes Popualires, aux Foyers Rayonnants, dans son quartier (le Thier-à-Liège : il habitait Rue Nicolas Pietkin 19, 4000 Liège) et àla coordination liégeoise des comités de quartier, àSaint-Vincent de Paul, àla CSC, etc.


Freddy Ingenito a écrit le 18 aoà»t 2001 quelques lignes pour rappeler le souvenir de Jean :

"Jean s’en est allé. Discrètement.

Posés simplement sur le cercueil,
une lampe toute cabossée portant le numéro 01 et un casque en cuir bouilli,
rappelant que Jean a été mineur.
Mineur de fond.
Làoù, dans la poussière, la sueur et la peur, tous les hommes avaient la même couleur de peau, celle du charbon.
Ils comprenaient tous le même langage. Hybridé de wallon, d’italien, depolonais, et d’arabe.
Le sabir des forçats dela houille.

Cette camaraderie sans frontières, ni races, va forger un militant dans la masse.
Qui durant toute sa vie, et dans toute sa vie, va prendre le parti des exploités.
Des plus pauvres.

Jean est mort.
Après qu’une longue maladie ait érodé sa robustesse physique.
Mais ses convictions demeurèrent intactes.
Tous les matins, par exemple, il récitait sa prière jociste.

Un militant c’est comme un poète.
Il continue àvivre en nous, àtravers son action.

Merci àJeanine.
Elle ne fut pas sa "moitié". Elle ne vécut pas dans son ombre.
Elle partageait ses joies, sespeines et tous ses combats. Jusqu’au dernier, celui de la vie.
Merci Jeanine, pour ton courage et ton sourire."

[1Extrait de "A Seraing, des travailleurs témoignent. 1886-1986". Cellule Mémoire Ouvrière de Seraing, Carhop, Seraing, 1986, p. 11