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Fiévez Joseph (1936 - )

mardi 11 juillet 2006

Né à Hamoir le 13 avril 1936. Facteur à l’administration des postes (1953-1957), employé à l’institut national des Statistiques (1957-1960), Joseph Fiévez est employé à la Poste de Flémalle au moment de la grève contre la Loi unique de l’hiver ’60-’61. Muté à Huy, il devient rédacteur et travaille un an au Centre de tri de Bruxelles X. Gradué en sciences sociales et politiques de l’Institut supérieur de Culture ouvrière ( 1966), délégué du syndicat chrétien du secteur Poste, actif au sein du MOC, Joseph Fiévrz s’engage sur terrain politique et s’ affilie au PSC afin de soutenir le syndicaliste Joseph Debouny. Soucieux d’affirmer davantage la place de la gauche chrétienne au sein du PSC, il participe à la fondation de la Démocratie chrétienne hutoise (1964), dont l’objectif tend aussi à faire avancer les idées de fédéralisme et de réformes de structure (1964-1970). Membre fondateur d’Objectif 72, il noue des contacts avec Jacques Dehon et la régionale de Huy du Rassemblement wallon.
Lors des élections communales de 1970, Joseph Fiévez et de nombreux sociaux-chrétiens hutois se présentent sur une liste de cartel avec le Rassemblement wallon. Fiévez est le seul élu de l’alliance au conseil communal (1970-1976). Son mandat permet la constitution d’une majorité progressiste avec le Parti socialiste et Joseph Fiévez est désigné comme échevin des Finances (1971-1976). Municipaliste, il est partisan de plus d’autonomie accordée aux communes et d’une régie foncière dotée de moyens importants. Quant à la Démocratie chrétienne hutoise, elle ne souhaite pas se transformer en un parti, si bien que Fiévez rallie le Rassemblement wallon.

Elu aux législatives en 1971, à Huy, sur les listes du Rassemblement wallon où il représente les intérêts du MOC, Fiévez est écarté par François Perin qui redistribue les sièges à l’intérieur du parti. Il n’abandonne cependant pas ses idéaux et, au soir du 10 mars 1974, après avoir hésité à quitter son emploi de percepteur à la Poste, il devient député de l’arrondissement de HurWaremme. Décidant de ne pas poursuivre son mandat de ddlégué syndical à la Régie des Postes, Joseph Fierez ne siège plus au comité fédéral des syndicats chrétiens de Huy-Waremme, mais reste en contact étroit avec le MOC.

Député (1974-1976, 1979-1981) et sénateur provincial (1977-1978), il est surtout actif au sein du Conseil culturel de la Communauté française où il s’occupe d’éducation permanente et de formation de travailleurs ; à la Chambre, il tente d’introduire quelques mesures pour modifier certains aspects de la vie économique : réforme de l’entreprise, problème de l’énergie. En cette matière, ce Hutois incarnera l’opposition à la prolifération des centrales nucléaires. Lors du congrès du 5 mars 1977, Fiévez est nommé secrétaire général du Rassemblement wallon, en remplacement d’Augustin Bila. Il le restera jusqu’en 1980, moment où il est remplace par Yves de Waseige. Vice-président du Rassemblement wallon en 1981, et bien qu’il ait marqué son accord sur le projet indépendantiste d’Indépendance et Progrès, Fiévez reste aux côtés de Henri Mordant, lorsque se constitue le Rassemblement populaire wallon.

Conseiller communal de Huy de 1977 à 1982, il n’est pas réélu. Il cesse alors toute activité politique et reprend son emploi de rédacteur des Postes (décembre 1981). Après un examen, il est promu inspecteur. Attaché à la Direction régionale de Namur puis au Centre de tri de Liège X, il est nommé percepteur principal à la poste de Huy avant d’être admis à la retraite en 1997. [1]

Bibliographie

Références

- Biographie sur le site Wikipedia

[1DELFORGE Paul, DESTATTE Philippe, LIBIN Micheline (Direction), Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Lettres F-N, Institut Jules Destrée, Charleroi, Novembre 2000, p. 633-634.