Fédération de Liège Huy Waremme

Naviguer par mots-clés...

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

Magnée André (1930 - 1988)

jeudi 12 mai 2005

Né àLiège le 5 mai 1930, décédé àLiège le 2 février 1988. Ajusteur-outilleur diplômé de l’Ecole d’Armurerie de Liège (1946), André Magnée entre comme ajusteur àla FN de Herstal, àpeine âgé de 16 ans. Représentant des jeunes CSL, cet ouvrier est ensuite élu délégué syndical puis préside la section CSC de la FN jusqu’en 1963, date àlaquelle il devient permanent de la région Herstal-Basse Meuse des Métallurgistes CSC. Animateur de la Démocratie chrétienne de Liège (1964), qui obtient deux élus aux élections communales de 1964, André Magnée est conseiller communal DC àOupeye depuis 1958 et est élu député en 1965. Il représente le MOC sur les listes du PSC. Honni par la Libre Belgique qui lui reproche de collaborer avec les socialistes àOupeye, il conserve son mandat de député en 1968 et pour plusieurs années encore Il se signale alors par des interpellations sur le problème de la sidérurgie et sur l’affaire Amoco. Il est coauteur d’une proposition de loi plaçant les régions sur un pied d’égalité en matière économique.

Interrogé en 1967 par le journal flamand De Standaard, André Magnée constate que le dialogue avec les Flamands est malaisé en raison de la différence de points de vue entre eux et les Wallons. Il craint que le transfert de la section française de l’Université catholique de Louvain en Wallonie ne conduise la bourgeoise catholique dans un wallingantisme radical. Laissant aux Bruxellois le soin de s’autodéterminer, il observe que la Wallonie a autant de griefs àformuler àl’égard de Bruxelles que de la Flandre. Seule une réindustrialisation de la Wallonie pourra réduire les problèmes entre régions. Peu sensible au fédéralisme, André Magnée est par contre partisan d’une large décentralisation et le projet Barbeaux (des interprovinciales) lui paraît être la voie àsuivre. Si cette formule devait échouer, il adopterait volontiers le fédéralisme, mais sans le bla-bla des arguments culturels qui mènent au rapprochement avec la France. Magnée se prononce aussi en faveur de la fédéralisation du PSC sur base de deux partis autonomes, un flamand et un wallon.

Animateur de la démocratie chrétienne àLiège, membre du comité provincial de Liège du Conseil économique wallon (l965), partisan d’un rapprochement des forces de gauche via un programme syndical commun, André Magnée participe aux activités de Rénovation wallonne sans exercer la moindre fonction au sein du mouvement wallon catholique dont il partage un certain nombre de vues. En 1968, il est d’ailleurs invité, au mime titre que les député et sénateur Alfred Califice et Victor Barbeaux, àparticiper aux travaux du conseil général de Rénovation wallonne. Avec Afred Califice et André Lagasse notamment, il fait partie de la commission de Rénovation wallonne qui s’occupe des questions institutionnelles (1968) mais, de manière générale, André Magée conserve certaines distances vis-à-vis de Rénovation wallonne.

Secrétaire politique du PSC (1970), André Magnée considère que son parti a obtenu de grandes victoires dans la réforme de l’état de 1970 en faisant reconnaître le principe de la sonnette d’alarme et en entamant un processus de régionalisation irréversible. [1]

Bibliographie

[1DELFORGE Paul, DESTATTE Philippe, LIBIN Micheline (Direction), Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Lettres F-N, Institut Jules Destrée, Charleroi, Novembre 2000.