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Déjàun carton rouge àla coupe du monde quand l’esclavage est ànos portes

Editorial de Regards

juin 2006, par Jouffroy Jean-Jacques, Schreuer Jean-Marie

Chacun sait que dès le 9 juin l’Allemagne accueille pour un mois la Coupe du monde de football. Ce sera pour beaucoup d’entre nous l’occasion de passer des moments de convivialité, accroché au petit écran, espérant la victoire de l’équipe qui a notre préférence.

Cet événement va également attirer dans les villes allemandes plusieurs millions de supporters. Dans le cadre de cet événement, on estime qu’environ 40.000 femmes, contraintes et forcées, vont être "importées", comme des marchandises, principalement de l’est de l’Europe, pour "servir" sexuellement les supporters ; et un mega bordel, àBerlin, capital d’un pays qui a donné àla prostitution un statut légal, se présente déjàcomme le "bordel de la coupe du monde" pouvant assouvir plusieurs centaines de clients par jour !!!

Nous ne sommes plus dans le sport mais dans une des formes de l’esclavage moderne. Ignoble.

Le président de la FIFA déclarait dans une récente conférence de presse àpropos de la Coupe du monde : "Nous vivons dans un monde troublé. J’espère que cette Coupe du Monde de la FIFA apportera un peu de sérénité et, en tous cas, de belles émotions àtous, pendant un mois". Nous souhaiterions qu’il prenne clairement position contre cette traite d’êtres humains que rien ne peut excuser.

Les associations de femmes des Églises catholique et protestantes participent àla campagne "Carton rouge" contre contre la prostitution forcée pour mettre fin au "commerce d’esclaves" de ces femmes qui ont été attirées le plus souvent en Allemagne par des promesses de petits boulots pendant la Coupe du monde et qui se retrouvent ensuite sans aucun moyen de retour, contraintes de se prostituer.

Cet éclairage particulier sur la Coupe du monde de foot doit également nous inciter àréfléchir les questions de prostitution chez nous et la manière dont des femmes (et des hommes) sont traitées en foulant aux pieds les droits humains fondamentaux, quand le corps n’est plus qu’une marchandise. Et cela au mépris des conventions internationales (entre autres celle de l’ONU du 2 décembre 1949 ratifiée seulement par 15 des 32 pays participant àla Coupe du monde) qui répriment la traite des êtres humains et l’exploitation de la prostitution et qui condamnent toute forme d’exploitation de la prostitution, même si la victime est consentante.

Nous pouvons aussi réagir, entre autres en signant une pétition en ligne sur internet.