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Les prix augmentent, les salaires pas !

Editorial de Regards

novembre 2007, par Jouffroy Jean-Jacques, Schreuer Jean-Marie

Chacun le remarque tous les jours : les prix augmentent, particulièrement les produits de base et l’énergie. Test Achats a même calculé que ces augmentations allaient représenter une somme de 417 € pour un ménage moyen d’un peu plus de deux personnes sur une année. Et ce pour se nourrir, se chauffer, s’éclairer.

Bien sà»r, l’augmentation des prix se répercutera dans l’index mais celui-ci comportant d’autres produits qui diminuent, comme l’électroménager ou le matériel video ou électronique, l’index ne suivra pas les augmentations de prix des produits de base. La hausse des prix aura donc des effets plus importants sur ceux qui consomment proportionnellement plus de produits de base, les plus faibles revenus. Et l’augmentation des salaires et des allocations sociales ne leur permettra pas de faire face àces hausses. Le pouvoir d’achat des plus faibles revenus baissera donc !

Dans le même temps, les revenus des grands patrons explosent. Ainsi, en France, les patrons des entreprises du CAC 40 gagnent près de 400 fois plus que les salariés les plus mal payés, ceux qui sont au SMIC : ces grands patrons gagnent donc en un jour ce que d’autres gagnent en un an. De plus leurs salaires ont augmenté de 25% en une année alors que les salariés de ces entreprises voyaient leurs revenus augmenter, quand tout allait bien, de 2%.

Et nous n’abordons pas ici les hausses des dividendes, des plus-values ou des marges bénéficiaires : globalement, les revenus du travail, depuis de nombreuses années, augmentent nettement moins vite que les revenus du capital, financier ou immobilier. Et les allocations sociales, les pensions ou les allocations de chômage par exemple, augmentent encore moins vite que les salaires. Les inégalités ne peuvent donc qu’augmenter !

Tous ces constats rendent encore plus urgentes la nécessaire protection du pouvoir d’achat des plus faibles : une liaison au bien-être des allocations sociales, un contrôle plus strict des prix de l’énergie, une augmentation des salaires les plus bas, le refus de remplacer des impôts sur le revenu par des impôts sur la consommation qui touchent plus les plus pauvres que les plus riches.

Tout cela montre également l’urgence de revenir àla globalisation des revenus, l’impôt étant le moyen le plus efficace de redistribution. Tout cela plaide vivement en faveur d’une sécurité sociale forte, développant de nouvelles actions.

Ce sont des choses que nous attendons du prochain gouvernement et qui, pour nous, sont bien plus importantes que les mesures institutionnelles.

Jean-Jacques Jouffroy et Jean-Marie Schreuer