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Pour l’avenir de Liège, il est temps d’agir

Editorial de Regards

avril 2005, par Jouffroy Jean-Jacques, Schreuer Jean-Marie

Depuis de nombreuses années, la situation économique de Liège se dégrade. De multiples études ont été entreprises, des groupes mis en place, des structures créées, des bonnes intentions proclamées. Mais le temps de la fermeture définitive du chaud dans la sidérurgie liégeoise approche àgrands pas et les actions tant attendues tardent àvenir, les projets tardent àse concrétiser.

Une dernière étude, "Liège 2020", dégage quatre scénarios possibles dans lesquels le taux de chômage varie entre 8 et 20%. Les constats de cette étude sont parfois cruels mais toujours interpellants. Notre région a perdu progressivement son attrait économique : ainsi, depuis 1970, près de 100.000 emplois ont été perdus. De plus, les transferts d’activités du secteur tertiaire vers Namur ou Bruxelles ont été nombreux et des centres de décision ont quitté notre province.

Le développement économique de notre région doit être pour chaque acteur de notre région la première de toutes les priorités : c’est d’ailleurs la source de tout développement social. Ce développement doit être organisé dans une dynamique globale, centrée autour d’un projet fédérateur car notre région ne s’en sortira pas par le recours àun sous-localisme, par des initiatives largement dispersées. L’avenir de toute notre province (et sans doute également des régions liées dans l’euregio) est commun. Mais il est indispensable qu’un tel projet fédérateur réunisse rapidement toutes les énergies, puisse aider toutes les initiatives.

Nous attendons des responsables politiques qu’ils cessent de mobiliser en priorité leurs énergies sur les structures, sans doute déjàtrop nombreuses. Qu’ils impulsent, avec les partenaires sociaux, une ligne claire pour un nouveau développement. Nous avons des atouts importants qui peuvent être, s’ils sont inscrits dans cette dynamique volontaire et positive, des fondations pour un nouveau développement. Citons ainsi la qualité de notre enseignement et de notre réseau de formations, les nouvelles activités économiques existant dans des secteurs potentiellement porteurs comme la biotechnologie, le spatial, la micromécanique, la capacité de création d’activités.

Nous souhaitons aussi un développement plus indépendant de l’extérieur, un développement intégrant plus les contraintes (mais aussi les potentialités) d’un développement durable.

Pour reprendre une image du rapport que nous citons, nous pouvons penser au phénix. Mais il est plus que temps de concrétiser toutes les bonnes intentions.

Jean-Jacques Jouffroy et Jean-Marie Schreuer