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Elections communales | Les ainés du MOC interpellent les partis locaux

mardi 27 février 2018

En guise de préparation aux élections communales, les groupes d’ainés de Basse-Meuse, Huy et Liège ont chacun rédigé un courrier d’interpellation à destination des partis qui se présenteront en octobre prochain sur le territoire de leurs communes.

Ci-dessous, pour exemple, l’intervention des ainés de Huy.

Le groupement des ainés du Mouvement Ouvrier Chrétien veut rappeler que depuis plus de dix ans déjà il a réuni au plan régional des personnes qui, dans leur entité communale, s’intéressent aux problèmes de vie des ainés qu’ils soient dans de maisons de repos ou dans un domicile privé. C’est de ce groupe qu’émanent les propositions qui suivent :

Le logement :

Dans la population la plus âgée, certaines personnes ont la chance d’être propriétaires de leur logement, tandis que d’autres éprouvent des difficultés à obtenir en location un logement décent. La politique communale en matière de logement devra tenir compte de ces différentes situations :

  • veiller à ce que les logements privés mis en location soient conformes aux normes d’habitabilité. À cet effet, l’octroi, par l’autorité communale d’un permis de location est souhaitable, parfois obligatoire et légal dans tous les cas.
    Par exemple à Huy pour les logements de 28 m² ou moins ;
  • faire connaître aux propriétaires hésitant à mettre leur bien en location, l’intérêt des Agences Immobilières Sociales, intermédiaires entre propriétaires et candidats locataires ;
  • instaurer un service communal de dépannage-bricolage pour venir en aide à ceux qui cherchent, souvent en vain, des personnes ou firmes aptes à réaliser de petits travaux urgents ;
    Il existe parfois des initiatives associatives ou communales, comme à Wanze.

Utilisation du temps libre (loisirs, culture, formation, bénévolat,...) :

Lorsque d’autres préoccupations laissent du temps libre aux aînés, il est important qu’ils puissent accéder plus facilement à un plus grand nombre d’activités culturelles :

  • la vie associative et plus spécifiquement les associations dont l’objet est de valoriser le temps libre des personnes âgées doivent être soutenues et encouragées par les pouvoirs locaux (encarts dans la brochure communale, location de locaux, partenariat…). Par ailleurs, les initiatives des associations de séniors devraient être reconnues et soutenues dans le respect de leur autonomie, moyennant l’acceptation d’un certain nombre de règles à préciser par le Conseil communal, sur avis de la Commission Consultative des Aînés.
  • la commune devrait éventuellement, si l’offre est insuffisante sur son territoire, encourager de nouvelles initiatives à se créer.
  • la commune devrait permettre l’accessibilité aux activités culturelles par des moyens de déplacement adaptés.

Environnement et aménagement de l’espace :

Envisager un environnement adapté aux aînés, c’est considérer leur mode de vie et l’aménagement de leurs lieux de vie. Ainsi, sur les voiries communales, veiller :

  • à des trottoirs (ou des accotements) moins élevés et mieux entretenus voire rendus moins glissants et dépourvus d’obstacles gênants ;
  • à un éclairage particulier des passages pour les piétons et certaines zones où le sentiment d’insécurité existe ;
  • à des signalisations plus lisibles et sonorisées au profit des malvoyants ;
  • à une durée des feux permettant aux piétons de traverser en toute sécurité spécialement pour les carrefours dangereux.

Mobilité :

L’avancée en âge pose un jour des questions relatives à la mobilité des personnes, d’où l’utilité de rappeler certaines mesures à envisager à leur égard. Il est souhaitable que toutes les communes participent à un Plan Communal de Mobilité (PCM) voire s’unissent au sein d’un Plan Intercommunal de Mobilité (PICM) :

  • obtenir des TEC qu’ils desservent régulièrement la commune durant la journée, en prévoyant éventuellement des minibus pour les heures de trafic réduit.
  • favoriser les alternatives aux voitures individuelles, par exemple en octroyant aux personnes âgées des chèques de réduction pour les taxis locaux. Promouvoir des initiatives de transports communaux et taxis sociaux pour les courses, les soins, les loisirs, médicaux, …

Services de proximité - services collectifs :

Les services aux personnes sont devenus une nécessité impérieuse pour les personnes âgées : il faudra donc leur accorder toute l’attention nécessaire :

  • consciente que de nombreux séniors ne peuvent en assumer le coût réel, la commune peut, par l’intermédiaire de son CPAS agir pour que l’accès aux services collectifs soit à la portée de tous.
  • les instances communales doivent veiller à informer des services mis à disposition. Ces informations doivent être complètes et mises à jour régulièrement, spécifiant la nature des services qui peuvent être rendus, les statuts des prestataires, les obligations réciproques des services et des usagers. Les informations doivent être objectives, veillant à signaler tous les services agissant sur le territoire de la commune, quel que soit l’organisme dont ils émanent ; le libre choix des citoyens doit être respecté ;
  • pour les services dépendant de la commune ou du CPAS, une formation et un encadrement du personnel doivent être assurés pour veiller au bien-être et au maintien de l’autonomie des aînés ;
  • dans le respect du pluralisme, des conventions - ou un simple partenariat - pourraient être conclus avec les services émanant de la vie associative ou d’Asbl.

La santé :

L’isolement des aînés ne cessera de croître vu la longévité. L’augmentation du nombre de personnes en perte d’autonomie nécessitera une croissance des aides et soins à domicile. Que la personne âgée reste à son domicile, réside en maison de repos ou soit hospitalisée, la commune peut intervenir sur le mode de prise en charge de la santé de celle-ci :

  • s’agissant d’une Intercommunale le CHR de Huy, qui comprend un service gériatrique, doit veiller à informer sur l’existence, en son sein, d’un service social, d’un service de médiation, de la possibilité d’une aide à la prise des repas, etc. ;
  • la commune pourrait développer des initiatives innovantes en faveur des aînés sur le territoire comme celle des boîtes jaunes synthétisant les informations essentielles relatives à la personne âgée, accessible dans le frigo, en cas de situation difficile et mise en place par la zone de police boraine.

L’aide sociale :

La Loi du 8 juillet 1976 a chargé les C.P.A.S. de garantir et assurer l’aide sociale pour toute personne :

  • dans le souci du maintien à domicile, très souvent souhaité, il est important que soit constitué un service « adaptation et isolation du logement » pour économiser l’énergie, réaliser de petits travaux de réparation (plomberie, électricité, etc. ...) souvent inaccessibles parce que pas intéressants pour les professionnels ou trop coûteux ;
  • il est souhaitable que les CPAS soient ou deviennent l’observatoire de la pauvreté dans une commune et que les C.C.C. des Aînés aient connaissance des problématiques collectives et des données statistiques qui se rapportent aux aînés.

Les maisons de repos :

  • La commune doit, en collaboration avec les membres de son C.C.C.A., aider les séniors à se préparer à une éventuelle entrée en maison de repos.
  • Les communes ont un rôle à jouer au sein des maisons de repos sur leur territoire, notamment par le biais de leurs mandats au sein du Conseil des résidents. La commune peut encourager la formation du personnel des maisons de repos et des maisons de repos et de soins (MRS) à l’autodétermination des aînés (voir le décret de la Région Wallonne du 20 février 2014 en son chapitre 8 « Contrôle et sanction ».)

Des alternatives aux maisons de repos :

  • La commune doit mettre à la disposition des citoyens toutes les informations utiles visant à permettre aux aînés de prolonger leur maintien à domicile de même que les informations concer¬nant les diverses alternatives d’hébergement existant dans la région.
  • Il est important de déployer l’éventail des possibilités et la diversité des types de lieux de vie pour personnes âgées (différentes initiatives sont en cours dans la région).

L’isolement :

Moyens à mettre en œuvre pour diminuer le sentiment d’insécurité et d’isolement :

  • favoriser la mise à disposition de renseignements sur les mesures à prendre pour sécuriser la vie à domicile ;
  • encourager la participation à des associations et services communaux et à des organismes d’information et d’aide ;
  • favoriser l’information, éventuellement par un feuillet d’information spécifique aux aînés ou une rubrique particulière dans la brochure communale ;
  • renforcer les structures de soins à domicile ;
  • créer des moyens de locomotion accessibles ;
  • favoriser les rencontres et échanges dans les quartiers ;
  • susciter ou soutenir des lieux de formation à l’usage des Gsm et ordinateurs.


    Les personnes âgées sont une proportion croissante de la population. Au titre de futurs mandataires les candidats que vos formations vont présenter au suffrage ne sont sans doute pas indifférents aux besoins actuels et futurs de cette catégorie de citoyens.

    Les pages qui précèdent ont abordé divers domaines et formulé des suggestions. Sans doute certaines de celles-ci ont-elles déjà été rencontrées dans des communes ; d’autres mesures ont peut-être déjà été envisagées et d’autres part des particularités locales peuvent ajouter des questions que nous n’avons pas reprises.

    C’est pourquoi nous voudrions aussi insister sur l’importance qui devrait être réservée au fonctionnement des Conseils Consultatifs.

Un C.C.C.A. peut et doit être un outil pour aider les mandataires communaux à :

  • constituer l’inventaire des problèmes que rencontrent les aînés ;
  • établir des priorités et choisir la solution la plus adéquate ;
  • vérifier et analyser les résultats des mesures prises.
    Précisons que le rôle premier des C.C.C.A. ne peut pas être d’organiser des évènements et ainsi de suppléer à une éventuelle carence. Il s’agit davantage de s’inscrire dans le processus décisionnel des politiques publiques comme le prévoit le Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation (C.D.L.D.) de la Région Wallonne.
    Pour permettre la participation citoyenne le C.D.L.D. met à disposition des autorités locales divers types d’outils dont les modes dits volontaires, encadrés par la loi tels en particulier les Conseils Consultatifs.