Fédération de Liège Huy Waremme

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Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

RETOUR | Matin ?e d’ ?tude ? Handicap et vieillissement ?

mardi 30 janvier 2018

La matin ?e d ??tude  ? Handicap et vieillissement ? organis ?e par les ain ?s de la f ?d ?ration de Li ?ge-Huy-Waremme du MOC en octobre dernier, a permis de mettre en lumi ?re des questionnements et certains probl ?mes au sein des institutions r ?sidentielles pour personnes handicap ?es et des maisons de repos.
En tant qu ?ain ?s d ?un mouvement social progressiste, il nous semblait important de relayer ces ?l ?ments ? travers cet article.

Tout d ?abord, ?voquons deux ?l ?ments globaux ?valuant la situation actuelle :

  • Au sein des maisons de repos et, de fa ?on encore plus criante, au sein des structures pour personnes handicap ?es, le manque de places est important.
  • Le fonctionnement du secteur des maisons de repos n ?encourage pas l ?autonomie des r ?sidents. (Nous renvoyons ? ce propos sur notre travail sur l ?autod ?termination des ain ?s en maison de repos)

Actes de soin, qui fait quoi et quand ?

A c ?t ? de ces ?tats de fait, le discours de certains acteurs du terrain, principalement des structures pour personnes handicap ?es, est r ?v ?lateur d ?un malaise par rapport aux actes de soin.

En effet, la tr ?s grande majorit ? des actes m ?dicaux ne peuvent pas ?tre pos ?s par du personnel psycho- ?ducatif mais en m ?me temps le personnel soignant autoris ? ? le faire n ?est pas en nombre suffisant.

On arrive donc ? des situations aberrantes o ? une personne qui a besoin de soins infirmiers ne peut pas les recevoir au moment pr ?cis o ? elle en a besoin car il n ?y a pas de personnel soignant disponible ? ce moment-l ?.

Dans les faits, certains soins sont donc parfois pris en charge par des travailleurs ? non-habilit ?s ?. Si les structures respectaient la loi ? la lettre, elles devraient engager du personnel soignant ? la place des ?ducateurs, mettant d ?s lors ? mal un accompagnement dans la vie journali ?re.

N ?y a-t-il pas un manque de souplesse ? cet ?gard ? Pourquoi des actes de soins peuvent-ils ?tre plus facilement donn ? dans un cadre familial plut ?t que dans un cadre institutionnel ? Quelle est la responsabilit ? de chacun en cas de probl ?me li ?s aux soins ?

Il y a un certain cloisonnement professionnel qui emp ?che la polyvalence entre les fonctions. Il faudrait peut- ?tre envisager des formations sp ?cifiques qui seraient propos ?es par l ?AVIQ ou l ?INAMI aux membres du personnel en ?change d ?un peu de souplesse.

Formations continues


La formation continue est un outil essentiel pour les travailleurs, notamment pour apprendre ? g ?rer des situations qu ?ils ne connaissaient pas auparavant, mais ?galement pour adapter une structure ? l ??volution de son public.

Par exemple, les encadrants dans le secteur des maisons de repos sont confront ?s de plus en plus ? des handicaps lourds. Or les travailleurs n ?ont pas l ?habitude de ce genre de public ce qui peut entrainer un certains stress.
Ces situations n ?cessitent un encadrement particulier par du personnel form ?.

Organisation du travail en question

Il faut une reconnaissance de l ??tre humain ? tous les niveaux et qu ?il soit reconnu dans toutes ses dimensions. Or il semble que l ?organisation actuelle du travail au sein des institutions ne met, g ?n ?ralement, ni le travailleur, ni le r ?sident au c ?ur de celle-ci.

Vu les regroupements de plus en plus important, il faudrait cr ?er au sein m ?me des structures des lieux de vie plus petits, plus s ?curis ?s, r ?pondants ? des besoins sp ?cifiques avec des horaires et des rythmes de travail adapt ?s.
Les nouvelles technologies pourraient ?galement ?tre des outils pour repenser l ?organisation du travail au sein des institutions et accroitre le bien- ?tre de tous.

Conclusion

Ces diff ?rents ?l ?ments sont le fruit d ??changes entre directeurs et travailleurs des secteurs, ain ?s, personnes avec un handicap plus ou moins lourds, formateurs d ?aides-soignants, ? Ils ne reprennent donc que quelques probl ?mes soulev ?s durant les discussions mais certainement pas tous les probl ?mes rencontr ?s dans le secteur.
Il semble cependant, au vue de cette rencontre, qu ?il est n ?cessaire que le politique se saisisse du sujet.
Le secteur ?volue, il faut donc faire ?voluer les normes et les formations en fonction des besoins et des am ?liorations techniques disponibles.