Fédération de Liège Huy Waremme

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À l’unisson pour le pouvoir d’achat

jeudi 12 juin 2008

Dans tout le pays, des dizaines de milliers de militants CSC, FGTB et CGSLB ont manifesté cette semaine. Les travailleurs réclament des mesures pour augmenter les salaires, relever les allocations, mettre en place une fiscalité équitable et freiner l’augmentation des prix.

Aux employeurs et aux pouvoirs publics, les organisations syndicales demandent des avancées significatives sur trois fronts : les allocations, la fiscalité et les salaires.

Liaison des allocations au bien-être

Les combats syndicaux des dernières années ont permis d’obtenir un accord qui lie les allocations à l’évolution du pouvoir d’achat, via des négociations biennales, dans le cadre d’un budget fixé de commun accord.

Les organisations syndicales refusent que ce budget soit amputé du moindre euro et demandent que l’ensemble des allocations (maladie, chômage, pensions), les plus élevées comme les plus basses, soient revalorisés. Et pas question d’accepter que les chômeurs de longue durée en soient réduits à la mendicité sous prétexte de "dégressivité" des allocations.

Budget 2009

Difficile de croire qu’il est impossible aux caisses de l’Etat de rétablir le pouvoir d’achat, alors que les libéraux réclament une baisse significative de l’impôt pour leur électorat naturel, les hauts revenus et les employeurs.

Côté recettes, des années de négligence ont conduit le département des Finances au désastre. Résultat : beaucoup d’entreprises, de professions libérales et d’indépendants échappent à tout contrôle, et la fraude aux cotisations sociales est monnaie courante dans certains secteurs. Par ailleurs, beaucoup d’entreprises gagnent des fortunes grâce aux intérêts notionnels, sans que cette mesure crée des emplois ou provoque des investissements.

Dans ces conditions, pas question d’imposer des sacrifices aux travailleurs pour pouvoir financer le luxe des autres. Les syndicats demandent au gouvernement d’écrémer plutôt les superbénéfices de certaines entreprises, à commencer par les bénéfices excessifs des producteurs d’électricité.

Accord interprofessionnel 2009-2010

Les employeurs ont annoncé la couleur : les travailleurs devront faire preuve de retenue dans leurs revendications salariales, sous prétexte que cela ne ferait que doper l’inflation. A côté de cela, leurs hauts dirigeants ont obtenu des augmentations de salaire de 15%.

A l’heure où de plus en plus de travailleurs éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts et à rembourser leurs crédits, ça frise l’indécence.

Dans les négociations qui s’annoncent, la CSC se battra pour un relèvement des salaires bruts et pour la défense de l’index, même si cet outil précieux ne nous protège qu’en partie contre la hausse des prix. Pourquoi ? Premièrement, car une série de produits, dont le prix a fortement augmenté, ne figurent plus dans l’index. Deuxièmement, parce que, dans beaucoup de secteurs, il faut attendre six mois à un an pour obtenir une indexation. Enfin, parce que les travailleurs à faible revenu ou les allocataires sociaux sont beaucoup plus pénalisés par la hausse des prix et ressentent nettement plus l’impact de l’inflation.