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Action de la CSC sur la mobilité au Sart Tilman

vendredi 16 septembre 2005

L’ICEDD a réalisé pour la région Wallonne une vaste étude concernant tous les transports sur le site du Sart Tilman (ULG-CHU-Parc Scientifique).

Un comité d’accompagnement regroupe tous les partenaires concernés y compris les délégations syndicales. Les résultats de cette étude ont été présentés ce vendredi 16 septembre lors d’une matinée d’information sur le site.

La CSC Liège, avec les délégations syndicales (CHU, ULG, Eurogentec etc..), organise une action sensibilisation des navetteurs

La CSC Liège, avec les délégations syndicales du site (CHU, ULG, Eurogentec etc..), a organisé une action de sensibilisation des navetteurs de 7hrs à 12hrs en soutien aux projets qui se dégagent de l’étude.

Vous pouvez trouver ici :
- l’invitation détaillée à la matinée d’information
- la présentation complète, par la CSC, de l’étude réalisée
- le tract expliquant l’action menée

Plus d’informations : Alain Louviaux

Témoignages

"Se déplacer, un parcours du combattant"

A Liège, les délégués du Sart-Tilman se mobilisent pour faire évoluer la mobilité. La priorité n’est-elle pas ailleurs ? "Non, pas quand les problèmes de mobilité provoquent du stress, des absences pour maladie ou encore une perte de la qualité de la vie", répond Patrice Pontus, délégué chez Eurogentec, une entreprise du zoning liégeois. C’est que la mobilité prend toute sa mesure quand on parle d’un zoning où plus de 7.000 travailleurs se déplacent chaque jour.

Le zoning du Sart-Tilman regroupe des dizaines d’entreprises, un centre hospitalier universitaire (CHU) et une université. Au total, ce sont plus de 7.000 travailleurs et autant d’étudiants, sans compter les nombreux patients, qui tentent chaque jour de rallier les hauteurs de Liège. "Certains matins, arriver à l’heure au bureau tient du parcours du combattant", nous confie Martine Evraud, déléguée du CHU/Université de Liège (ULG). "Je me suis investie dans ce projet de mobilité parce que je suis une utilisatrice des transports en commun. J’ai pris le bus pendant longtemps pour venir au Sart-Tilman et je peux vous dire que c’est horrible ! Je comprends les gens qui délaissent les transports en commun pour la voiture. C’est pourquoi, je pense qu’il faut s’investir pour développer une meilleure mobilité au sein du zoning. C’est en envisageant la mobilité de manière globale qu’on pourra trouver des solutions efficaces et durables." Martine est une utilisatrice des transports en commun déçue, mais pas vaincue. "Nous avons réalisé un diagnostic mobilité et nous avons maintenant une meilleure vision des comportements en la matière. Les étudiants choisissent de plus en plus la voiture pour se rendre au Sart-Tilman et près de 36% d’entre eux sont seuls dans leur voiture. Ceci ajouté au trafic des travailleurs, on comprend mieux les nombreux embouteillages qui ralentissent l’accès au zoning. Si nous parvenons à faire changer les horaires, la fréquence et les trajets des bus, beaucoup d’étudiants et de travailleurs pourraient changer leur comportement."

"Il faut que l’offre des transports publics corresponde à la demande des usagers", ajoute Roger Babilone, délégué de l’ULG. "Grâce à notre enquête, nous nous sommes aperçus que les gens ne sont pas fondamentalement opposés aux transports en commun. Si un bus ou un train leur permet de rejoindre leur lieu de travail dans un délai de temps raisonnable, alors ils sont prêts à délaisser leur voiture."

"Mais pour le moment, choisir le bus, c’est considérablement rallonger la durée des trajets", ajoute Martine. "J’habite à 15km de mon travail, je dois prendre 3 bus et cela me demande près d’1h30 chaque matin et chaque soir, soit 3h de trajet par jour. En voiture, même avec les embouteillages, je suis au boulot en maximum 30 minutes. Dans ces conditions, le choix est vite fait !"

"Ces problèmes de mobilité pèsent très lourdement sur les travailleurs. Non seulement, cela provoque du stress, une perte de qualité de vie, des risques d’accident, mais aussi un coût très lourd dans les budgets des familles. Suivant l’endroit où l’on travaille, on est parfois obligé d’acheter un deuxième véhicule. Financièrement, c’est une charge énorme. En tant qu’équipe syndicale, c’est notre devoir de travailler sur la question de la mobilité", explique Patrice Pontus.

Propos recueillis par Marie-Ange Foret - Extrait de Syndicaliste n° 628