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La CSC inquiète des augmentations de prix

lundi 15 octobre 2007

Les travailleurs s’inquiètent fortement des différentes augmentations de prix qui sont annoncées, en particulier pour les produits alimentaires et l’énergie.

Pour 2007-2008, les travailleurs se sont une nouvelle fois contentés d’augmentations salariales modérées, et ce en dépit des bénéfices et dividendes élevés engrangés par les entreprises.

Aujourd’hui, ils constatent que :

- Les marges bénéficiaires des entreprises sont toujours en augmentation, en particulier grâce à la déduction de l’intérêt notionnel, qui risque de coûter bien plus cher que prévu aux finances publiques. Au lieu de colmater les brèches, certains négociateurs du futur gouvernement continuent à prôner une nouvelle baisse des tarifs de l’impôt des sociétés, au niveau fédéral et/ou régional.
- Les prix de certains produits de base connaissent des hausses importantes. Les revenus les plus faibles en sont les premières victimes puisque ces ménages consacrent une part nettement plus importante de leur revenu aux produits de base.

La liaison automatique des salaires et des allocations à l’indice des prix permet de compenser partiellement ces augmentations de prix, mais cela ne suffit pas.

La CSC exige du prochain gouvernement qu’il collabore pleinement à la protection et l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages de travailleurs, en particulier par le biais :

- de nouvelles augmentations des salaires minimums ;
- de la liaison au bien-être des revenus de remplacement (allocations de chômage, pensions et allocations d’incapacité de travail) et des allocations d’assistance ;
- de l’élargissement aux allocations familiales de la liaison au bien-être ;
- d’un glissement des charges sur le travail (en particulier pour les bas salaires) vers d’autres revenus (et pas vers la consommation) ;
- et, en tout cas, sans remise en cause du mécanisme de l’indexation.

La CSC exige en outre que les pouvoirs publics aient une emprise plus forte sur les marchés de l’énergie. Il est clair aujourd’hui qu’en ce qui concerne l’énergie, le marché libre ne fonctionne pas suffisamment, alors que les autorités publiques perdent de plus en plus tout pouvoir de contrôle.

Dans un premier temps, le Comité de contrôle du gaz et de l’électricité a été remplacé par une Commission pour la régulation de l’électricité et du gaz (Creg), aux compétences plus faibles. Par la suite, les compétences de cette commission en matière de régulation ont encore été affaiblies. En conséquence, on ne parvient pas aujourd’hui à apporter une explication suffisante à l’augmentation importante des prix du gaz, alors que les distributeurs d’énergie ont toute liberté pour fixer les prix de distribution.

La CSC demande au prochain gouvernement d’entamer une concertation ouverte avec tous les acteurs concernés, et en particulier avec tous les partenaires sociaux, pour renforcer la régulation des marchés de l’énergie, dont le fonctionnement est aujourd’hui insuffisant.