Fédération de Liège Huy Waremme

Naviguer par mots-clés...

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

Mecamold : les propositions patronales vont de l’indécence à l’illégalité !

| CNE || Mecamold || Rachat || Négociations |

lundi 26 novembre 2018

Une nouvelle réunion de négociation est prévue ce mardi 27 novembre entre les délégations syndicales et la direction.







Ce 27 novembre, une nouvelle réunion de négociation entre les délégations syndicales et la direction aura lieu chez Mecamold, cette entreprise de fabrication de moules de pneus basée aux Hauts-Sarts. Mais la CNE se demande à quel jeu joue la direction. « Elle ne cesse de rappeler à quel point l’entreprise se porte mal, qu’il est temps de procéder à l’application de son plan industriel et pourtant elle a ouvert les négociations en posant des conditions qui ne laissent d’emblée aucune chance au dialogue », déplore Françoise Sensi, secrétaire permanente CNE.

La direction a, en effet, conditionné l’application d’un plan social à l’acceptation, par les travailleurs qui resteront dans l’entreprise, de modifications drastiques de leurs conditions de travail et de rémunération, des propositions patronales qui vont de l’indécence à l’illégalité !

Si Keravalon, le repreneur de Mecamold, est une société française, elle n’est toutefois pas censée ignorer la législation belge ! « D’autant que ses dirigeants ne cessent de répéter qu’ils sont conseillés par un cabinet d’avocats réputé, auquel les employeurs recourent régulièrement, et par Agoria, la fédération patronale du secteur du métal. Or, les propositions faites par Keravalon, en plus d’être totalement indécentes, sont illégales, » constate avec stupéfaction Françoise Sensi.

Des exemples ?

  • Dans le cadre d’une annualisation du temps de travail, elle envisage de faire prester le personnel jusqu’à 60h par semaine et 12h par jour. Or, les limites hebdomadaires et journalières légales sont inférieures. De plus, il serait matériellement impossible de respecter les 11h consécutives de repos obligatoire entre deux prestations.
  • L’entreprise annonce vouloir augmenter le temps de travail hebdomadaire de 36 à 37h, sans compensation financière, en prenant en référence un régime sectoriel à 37h par semaine. Or, celui-ci est à 38h par semaine.
  • Pour citer un dernier exemple, la direction annonce un gel des salaires qui comporte notamment un gel de l’index dont les modalités d’application sont pourtant régies par la commission paritaire elle-même.

    Par conséquent, on peut légitimement se demander ce que l’entreprise poursuit comme objectif ?

    La CNE nourrit les plus grandes inquiétudes quant aux intentions réelles du repreneur, à la survie de l’activité industrielle et surtout au sort des travailleurs, qu’ils doivent quitter l’entreprise ou qu’ils y restent.