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Barbeaux Victor (1913-1978)

jeudi 9 juin 2005

Né à Seilles le 23 juillet 1913, décédé à Coxyde le 6 février 1978.

Etudiant chez les aumôniers du travail à Seraing, Victor Barbeaux est président de la fédération jociste de Huy en 1930. Après avoir suivi les cours de l’Ecole centrale supérieure pour ouvriers chrétiens à Heverlee, il obtient un diplôme d’auxiliaire social.

Secrétaire de la ligue des Travailleurs chrétiens de l’arrondissement de Dinant (1936), il prend en charge le secrétariat d’apprentissage artisanal du canton de Ciney (1937-1947).

Cofondateur du Mouvement populaire des Familles, secrétaire du MOC de l’arrondissement de Dinant (1945-1958), séduit momentanément par l’UDB, Victor Barbeaux est élu député PSC de l’arrondissement de Dinant-Philippeville (1er juin 1958-26 mars 1961). Non réélu en 1961 il est attaché au Cabinet du ministre de l’Emploi et du Travail, Léon Servais (1961-1965), puis est élu sénateur provincial namurois (8 juin 1965-29 septembre 1971) avant de redevenir député (7 novembre 1971-1978).

Au Parlement, il s’intéresse aux problèmes du logement, de l’économie régionale, de la pollution des eaux, des fusions des communes et des travaux routiers et fluviaux.
Conseiller communal (1959), il devient échevin des travaux (1959-1967) puis bourgmestre (1967-1976) de la ville où il a élu domicile.

Démocrate-chrétien, Victor Barbeaux est secrétaire de Cabinet du ministre du Travail, lorsqu’il participe au deuxième Congrès de Rénovation wallonne (Namur, janvier 1962). En 1963, lorsque Rénovation wallonne se réorganise, il fait partie de la Commission s’occupant des questions communales et provinciales, et fait partie du comité de la régionale de Ciney (février 1963).

Sénateur PSC (1965), il continue à participer aux congrès de Rénovation wallonne, même s’il ne fait plus partie du comité directeur de la régionale de Dinant-Ciney (1966). En fait, Victor Barbeaux semble servir de relais à Rénovation wallonne sur le plan politique. La proposition de loi Duvieusart préconisant la création d’interprovinciales et d’un district de Bruxelles-Capitale avait été rendue caduque par la dissolution des Chambres en 1965. Elle est reprise partiellement par Victor Barbeaux. En étroite collaboration avec Rénovation wallonne, le sénateur de Ciney reprend l’idée de l’interprovinciale wallonne en allant plus loin que le projet Duvieusart puisqu’il veut faire élire son pouvoir législatif au suffrage universel alors que Duvieusart proposait le rassemblement des conseils provinciaux. Ce pouvoir législatif ne joue toutefois qu’un rôle consultatif. L’interprovinciale n’aurait comme pouvoirs de décision que ceux que les provinces associées accepteraient de transférer en matière d’enseignement et de culture. En mars 1967, à l’occasion d’une réunion publique d’information organisée à Namur, par Rénovation wallonne, sur le thème La Wallonie et Bruxelles à l’heure du choix, Barbeaux défend sa proposition en précisant qu’elle constitue une solution à court terme qui a le mérite d’éviter une révision de la Constitution. Il reconnaît cependant qu’elle ne résout pas le problème de la minorisation de la Wallonie, ni celui de l’Exécutif. Cette proposition de loi Barbeaux est le pendant social-chrétien de la proposition des socialistes wallons réunis à Verviers. Le Mouvement wallon dans son ensemble (malgré le soutien initial de Rénovation wallonne au projet Barbeaux), rejettera la proposition Barbeaux qu’il considère comme une tentative de briser l’aspiration de la Wallonie à une action solidaire. Rénovation wallonne continue néanmoins à soutenir le sénateur aux élections législatives et l’invite à toutes ses réunions, internes ou publiques. Victor Barbeaux semble représenter la tendance Rénovation wallonne au sein du PSC. Une tendance qui s’affronte à la tendance générale du PSC. D’ailleurs, avec ses collègues André Magnée et Alfred Califice, Barbeaux s’abstient au moment du vote de confiance à apporter au gouvernement Eyskens-Merlot (juillet 1968). Ils marquent ainsi leur mécontentement vis-à-vis des satisfactions accordées, à leurs yeux, exclusivement à la Flandre.

Barbeaux exercera aussi la fonction de secrétaire du Conseil culturel de la Communauté culturelle française de Belgique en 1974. [1]

Bibliographie :

- DELFORGE Paul, DESTATTE Philippe, LIBON Madeleine (direction), Encyclopédie du Mouvement wallon. Tome I. Lettres A-E, Charleroi, Institut Jules Destrée, Mars 2000, 583 p.


Né à Seilles en 1913 et décédé à Coxyde en 1978, Victor Barbeaux a été président de la fédération jociste de Huy, résistant, secrétaire du MOC de l’arrondissement de Dinant (1945-1958). Il est député PSC de l’arrondissement de Dinant-Philippeville (1958-1961), sénateur provincial de Namur (1965-1971 avant d’être réélu à la Chambre (1971-1972). [2]

[1Chambre des représentants. Notices biographiques, 1975 – Histoire du Mouvement ouvrier en Belgique, Dictionnaire biographique des militants du mouvement ouvrier en Belgique, t.1, A-B, Bruxelles, EVO, 1995, p. 63-64 (notice de NEUVILLE J.) – ROYER R., p. 29, 35, 45, 47, 48, 53, 54, 57, 58 – Van Molle P., p. 7

[2Wynants Paul, Marcel Plasman. Itinéraire d’un homme d’action, CHIREL BW, Cahier n° 14, 2007, page 22