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Monchamp Georges (1856-1907)

vendredi 16 janvier 2009

Monchamp Georges Marie Michel Joseph, Mgr (né à Liège 28 février 1856 - décédé à Liège le 12 juin 1907 à 51 ans). Enterré au cimetière Sainte-Walburghe (parcelle36-1-9).

Troisième de huit enfants, il fait ses études primaires à l’école Saint-Barthélemy, à Liège, puis ses humanités au Petit Séminaire de Saint-Trond où il termine en août 1873, honoré du prix d’excellence.

En octobre 1873, commence sa véritable formation théologique à Rome, à l’université grégorienne, où il décroche le titre de docteur en philosophie en juillet 1876. Il est ordonné prêtre à Liège le 13 octobre 1878. Retourné à Rome pour continuer ses études, il obtient le titre de docteur en théologie en juillet 1880.

De retour en Belgique, il devient professeur de philosophie du Petit Séminaire de Saint-Trond et consacre une bonne partie de son temps à des travaux scientifiques sur l’histoire de la philosophie, l’histoire des sciences, Descartes, Galilée, Copernic, Huygens…, développant chez ses étudiants le goût de la recherche. En 1888, il crée au Séminaire l’Académie de Saint-Thomas où lors de réunions mensuelles, les étudiants où Monchamp lui-même développent des sujets de philosophie, de questions sociales, de littérature, de physique, d’hypnose… Grâce à la qualité de ses travaux, il est élu correspondant de la Classe des lettres de l’Académie royale de Belgique le 8 mai 1893 et membre de la même institution le 11 mai 1896.

Après 1897, il remplace une année seulement Joseph Daris dans les chaires d’histoire ecclésiastique et de droit canon du Grand Séminaire de Liège. Puis il est nommé par Mgr Doutreloux, en décembre 1898, vicaire général du diocèse. Il s’occupe particulièrement des matières scolaires, missionnaires et coloniales. Il publie rapports et articles, et participe activement à différentes Œuvres du diocèse. En cette même année 1899, il est nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Liège et prélat domestique.

A travers ses nouvelles fonctions, Monchamp continue ses travaux scientifiques. Il tâche de susciter dans le clergé un intérêt pour le développement des sciences, des sciences historiques notamment. En 1901, il devient président de la Société d’art et d’histoire du diocèse de Liège et, en 1905, directeur de la Classe des Lettres de l’Académie royale de Belgique. Il collabore à la Biographie nationale de Belgique.

En matière sociale, Monchamp est prudent et modéré, de tendance progressiste représentée à Liège par l’abbé Antoine Pottier. En 1907, à son décès, La Dépêche du parti démocrate-chrétien fit clairement du prélat un des siens, alors que la Gazette de Liège releva ses divergences de vues. En 1898, le journal démocrate-chrétien Le Bien du peuple le qualifie d’ami fidèle depuis la première heure. Enfin, les comptes rendus des séances de l’Académie de Saint-Thomas nous éclairent. Dès avant l’encyclique Rerum novarum (15 mai 1891), il entretient les séminaristes du salaire familial qui, selon lui, est un droit, une loi naturelle, dont le montant doit permettre au chef de famille de faire vivre l’ensemble de celle-ci. Fin 1893, il rejette le terme démocrate catholique pour celui plus approprié de catholique social. A cette occasion, il réaffirme ses positions sur le salaire familial, sur l’utilité des syndicats et la nécessité de l’intervention de l’Etat. Il ne fait donc pas de doute que le parti de Georges Monchamp, est bien le parti démocrate-chrétien.

Forcément, il reste en deçà d’une frontière que l’on ne peut franchir dans l’Eglise du début du XXème siècle : la science, tout en ayant une finalité différente de la théologie et de la philosophie, ne peut mettre en cause Dieu. Les limites que s’impose Monchamp apparaissent dans son conflit avec Armand Stévart et lorsqu’il publie Les Erreurs de M. Alfred Loisy, en 1903-1904. Ses travaux ont cependant une valeur scientifique.

Il meurt presque subitement.

Même sépulture :
- Son père : Hubert Nicolas Joseph Monchamp (né vers 1819 - décédé 17 janv. 1890 à 71 ans)
- Sa mère : Marie Elisabeth Tentes (née vers 1825 - décédée 4 avril 1883 à 58 ans)
- Et d’autres membres de sa famille. [1]

[1Chantal Mezen, le cimetière de Sainte-Walburge, 130 ans d’histoire, Noir Dessin Production, Grivegnée, 2004. Notice rédigée par Hector Magotte, Echevin de la culture