Fédération de Liège Huy Waremme

Naviguer par mots-clés...

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le site du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) de Liège-Huy-Waremme en Belgique. Parcourir notre site vous permettra de faire plus ample connaissance avec notre projet, nos actions, nos propositions. Le MOC est l’organe de coordination des organisations sociales du monde ouvrier (...) lire la suite

Verjans Jean (1926- )

dimanche 1er mai 2005

Il devint secrétaire du MOC de Liège en 1957 pour remplacer Victor Thewis qui passait aux Equipes Populaires.

Il termina son mandat de secrétaire fédéral du MOC en 1987, à la veille de la fusion entre les fédérations de Liège, Huy et Waremme. Il fut remplacé par Jean-Marie Schreuer.

Bibliographie :

- Interview dans NEUVILLE Jean, ROUSSEL Luc, DHANIS Tony, LORIAUX Florence et COENEN Marie-Thérèse, Le Mouvement Ouvrier Chrétien 1921-1996. 75 ans de lutte, Editions Vie Ouvrière et MOC, Bruxelles, 1996, p. 232 à 239


Jean Verjans

 [1]

Né à Visé le 8 mars 1926, il est arrivé au Mouvement Ouvrier Chrétien par le mouvement scout ; Jean Verjans réalise un stage comme responsable de service administratif et fait l’école syndicale avant d’obtenir son diplôme d’assistant social.

Délégué local mutuelliste, délégué local syndical CSC, il est auxiliaire social à l’Institut provincial pour handicapés (1949-1957) avant de remplacer Victor Thewis comme secrétaire permanent du MOC Liège. Il exercera cette fonction pendant trente années, de 1957 à 1987.

Lors de la Grève de l’hiver 60-61, Jean Verjans tente de défendre une position intermédiaire entre les grévistes décidés et certains « casseurs de piquets ». Sensible aux revendications portées par le Mouvement populaire wallon, il participe à la prise en compte par le MOC de la problématique wallonne. Le 16 septembre 1961, bien que les statuts ne reconnaissent pas une telle initiative, le MOC et l’ACW organisent des assemblées distinctes : le premier congrès wallon du MOC a pour thème Les problèmes wallons et les relations Flamands-Wallons.

Conseiller de la Commission d’Assistance publique de Visé (1958-1975), auteur de plusieurs articles dans La Cité sous le pseudonyme de François du Perron, Jean Verjans prend aussi fait et cause pour les Fourons en adhérant au Comité de la Défense des Libertés démocratiques (1962). L’année suivante, mandaté par Rénovation wallonne, il participe au Congrès d’Action wallonne qui se tient à Namur (mars) et il prend une part active dans le succès du pétitionnement de l’automne 1963.

Lors d’une réunion publique d’information à Namur, le 11 mars 1967, sur le thème La Wallonie et Bruxelles à l’heure du choix, Jean Verjans débat des problèmes démographiques et sociaux. Il préconise notamment la modernisation de l’enseignement technique, une politique familiale hardie, la continuation d’une politique d’intégration équilibrée et une vaste politique d’aménagement du territoire et du logement.

En 1968, dans une lettre signée par quatre secrétaires régionaux du MOC — Germain Cappelman à Charleroi, Louis Boulvin à Mons, André Tilkin à Namur et Jean Verjans à Liège —, il prend position en faveur d’une communauté wallonne et d’une parité dans l’Etat entre les Wallons et les Flamands.

Affirmant la solidarité de la Wallonie à l’égard de Bruxelles, il réclame aussi, lors du congrès extraordinaire des quatre Mouvements wallons (Jambes, 22 février 1969), une plus grande solidarité entre les Wallons.

Si la Wallonie devait obtenir des compétences en matière internationale, Jean Verjans estime qu’une attention particulière devrait être prêtée à l’égard des pays du Tiers monde et qu’il conviendrait de développer une unité d’action entre les travailleurs européens.

En avril, il figure parmi les membres fondateurs du mouvement Objectif 72 dont l’un des buts est de réaliser un rassemblement travailliste en Wallonie et à Bruxelles. Membre du PSC de 1948 à 1968, Jean Verjans avait aussi figuré parmi les fondateurs de la Démocratie chrétienne liégeoise (DCL) en 1964 et en avait d’ailleurs été désigné président (1964-1970). Représentant de la DCL au sein du PSC, il est délégué à la commission politique nationale du MOC ou la question du Walen buiten, notamment, est vivement discutée.

Après la chute du gouvernement Vanden Boyenants, le MOC soutient le PSC durant la campagne électorale de mars 1968 mais se sent trahi par l’accord de formation du gouvernement Eyskens-Merlot.

C’est avec le Rassemblement wallon que la Démocratie chrétienne liégeoise fait alors alliance en vue des élections communales de 1970. Secrétaire du MOC, Jean Verjans ne se porte cependant pas comme candidat, tout en défendant vivement l’idée d’un rassemblement des progressistes.

Membre du GPTC (Groupe politique des Travailleurs chrétiens) (1970-1984), Jean Verjans crée et participe à l’action de Solidarité et Participation (SeP) au programme politique wallon affirmé (1984-1988). En 1988, Jean Verjans adhère au parti Ecolo, pour lequel il siège au conseil provincial de Liège de 1991 à 1995.

Article basé sur :
- Renseignements communiqués par J. Verjans (3 septembre 1987)
- Combat, n°9, 27 février 1969, p. 6-7
- Forces wallonnes, 1968-1976
- Le Mouvement ouvrier chrétien 1921-1996. 75 ans de luttes, Bruxelles, 1996
- ROYER R., p. 31, 47, 48, 55, 56, 58, 61, 69, 71
- Témoignage de P. Verjans (décembre 2000).

[1Article de Paul Delforge dans Delforge Paul, Destatte Philippe, Libon Micheline (direction). Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome III – lettres O-Z. Institut Jules Destrée, Charleroi, Mars 2001