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L’hommage du MOC à François Martou

Un infatigable combattant de l’égalité

lundi 2 mars 2009

Le décès prématuré de François Martou a suscité une vive émotion parmi les permanents et les militants du Mouvement Ouvrier Chrétien et des organisations qui le constituent : Vie Féminine, la CSC, la Fédération des Mutualités chrétiennes, les Equipes populaires, la JOC et le groupe ARCO. Trop bref hommage à cet infatigable combattant de l’égalité qui présida pendant vingt ans aux destinées du MOC.

Quand je dis "je", c’est toujours un peu "nous". François Martou avait trouvé la formule qui illustre le mieux, tant son engagement, collectif et solidaire, que sa personnalité, forte pour ne pas dire provocante.

Son engagement, d’abord, est l’histoire d’une vie. Une vie consacrée à des combats nombreux, tous dans la même direction : la défense et l’émancipation du monde populaire, notamment par l’éducation permanente, et la construction d’une société d’égalité et de
justice.

Sans fausse modestie, François Martou voulait changer la société. Le Mouvement ouvrier fut l’un de ses principaux leviers (ne disait-il pas que le MOC ne changera pas la société à lui seul, mais la société ne changera pas sans le MOC ?). Il l’actionna dans trois directions
fortes et novatrices : le pluralisme, le progressisme, l’indépendance.
En matière de pluralisme, François Martou a véritablement bousculé les anciens clivages pour donner corps à la stratégie de relais politique du Mouvement, en développant le rassemblement d’un "pôle des gauches", pluraliste, qu’on a comparé à l’Olivier italien.

Tôt, il fut de ceux qui ont démasqué les pièges d’un progressisme édulcoré, nourri de blairisme, appelé aussi libéralisme social, que traduit chez nous le concept d’Etat social actif. Il a montré comment ce soi-disant progressisme met en péril la sécurité sociale, la
solidarité, la justice sociale et fiscale.

Enfin, François Martou nous a inculqué la fierté de notre indépendance. Pour lui, le MOC n’avait de comptes à rendre qu’à ses membres et ses organisations ; chacun se souviendra de sa célèbre formule eux c’est eux, nous c’est nous.

Sa personnalité, ensuite, a marqué toutes celles et ceux qui l’ont côtoyé. On retient de lui ses formules chocs, parfois impertinentes. Mais François Martou ne se résume pas à quelques bons mots. Car s’il adorait piquer ses adversaires au vif, il cultivait aussi l’art du respect,
pour ne pas dire de l’attention, envers tous les militants qu’il croisait si souvent. Certains le disaient trop abrupt. D’autres le trouvaient très chaleureux. Entre hauteur et chaleur, personne, sans doute, n’avait totalement tort. Ne le concédait-il pas lui-même : je peux être
emmerdeur et grande gueule, je m’en excuse.

François Martou a su être un visionnaire. Ses infatigables combats restent d’une actualité, hélas, brûlante. Ses pertinentes analyses resteront, demain, source de jour et de clarté pour le Mouvement ouvrier. Nous n’oublierons ni le grand homme ni sa brillante pensée. Que son épouse, ses enfants et ses proches en soient convaincus.

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