Fédération de Liège Huy Waremme

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Non aux centres fermés

Editorial de Regards

février 2006, par Jouffroy Jean-Jacques, Schreuer Jean-Marie

Le 29 janvier, à Vottem, près de 3.000 personnes se rassemblaient pour dire non à l’enfermement d’enfants dans les centres fermés et pour réclamer la suppression de ces prisons qui ne veulent pas dire leur nom. Le MOC comme la CSC soutenaient cette manifestation.

Nous sommes, depuis toujours, opposés à l’existence même des centres fermés dont nous demandons la suppression. Ce sont des structures inhumaines et dégradantes qui représentent aujourd’hui une zone de déni de droits qu’aucun démocrate ne peut tolérer. Il est inacceptable d’enfermer des personnes qui n’ont commis aucun autre délit que de vouloir vivre en Belgique, qu’elles soient chassées de chez elles par la persécution politique ou par la pauvreté.

Nous souhaitons rappeler ici à l’Etat belge ses responsabilités au regard du droit international concernant le respect des droits des enfants. L’indignation ne suffit plus : il faut que la Belgique cesse d’être en contradiction flagrante avec la convention qu’elle a ratifiée. Nous exigeons donc que l’on mette fin à ces pratiques et que tous les enfants soient traités dignement ... en dehors de ces centres fermés. C’est également ce que nous exigeons pour tous les adultes qui y sont enfermés.

Nous voulons rappeler également qu’en dehors d’une réponse sécuritaire, il n’existe aucune politique globale d’immigration en Belgique. Cette absence de politique permet toutes les dérives sociales, les exploitations les plus grandes d’une main d’oeuvre qu’on fait vivre dans la peur, l’insécurité. Les réseaux mafieux, organisant la traite d’êtres humains, ont donc toutes libertés pour agir. Leurs victimes sont ces familles et ces enfants qui se retrouvent sur notre territoire. La situation est de plus en plus alarmante. Nous attendons donc des engagements clairs et précis des responsables politiques pour remédier à cette désastreuse situation indigne d’un Etat de droit.

Le combat pour la justice sociale, ici et là-bas, contre les inégalités qui se creusent partout tous les jours, et le combat pour le respect de chaque personne sont liés. Nous devons établir les liens nécessaires entre nos combats, entre nos solidarités.

Ce combat est certainement difficile dans une Europe qui se voudrait forteresse égoïste. Mais ce combat est fondamental pour tout démocrate : il y va de notre honneur car ces réfugiés sont pour nous d’abord des hommes, des femmes, des enfants qui sont nos frères.