Baromètre santé en Province de Liège : le diabète

Les Mutualités chrétiennes de Liège et de Verviers-Eupen ont présenté ce matin à la presse le « Baromètre santé en province de Liège : le diabète ».

90% de diabète de type 2

Prévalence du diabète

Si nous observons la prévalence du diabète par province, nous constatons qu’en province de Liège, près d’une personne sur 10 est diabétique (sans compter celles qui l’ignorent) ! La province de Liège arrive en dernière position avec 9,2% de sa population qui souffre de diabète contre 5,1% à Anvers ou 5,3% en Brabant Wallon. Au sein même de notre Province, nous observons des disparités entre les différentes communes, la prévalence du diabète pouvant varier de 5% (à Amel) à 12,1 % (à Oupeye), soit 2,5 fois plus !
La prévalence du diabète augmentant avec l’âge, les communes à forte population âgée ont un taux de prévalence du diabète plus élevé que les communes avec une population plus jeune. Si nous analysons plus spécifiquement la tranche d’âge des 65-74 ans, nous observons des disparités qui vont de 12,6% à Saint-Vith (commune à plus faible prévalence) à 29,9% à Saint-Nicolas (commune à plus forte prévalence).

En presque 10 ans, le nombre de personnes touchée par le diabète a augmenté de 35% dans notre province. Même si la prévalence du diabète augmente surtout avec l’âge, on observe également une augmentation de la prévalence du diabète avec les plus jeunes. Le taux de croissance de la maladie a augmenté de 50% chez les 0-24 ans alors qu’il a augmenté de 32% chez les 65-74 ans pour la période.

Dépenses et consommation de médicaments

La MC a analysé les données de ses membres et constate que les médicaments utilisés en cas de diabète occupent la 5ème place parmi les 10 groupes thérapeutiques les plus importants en termes de dépenses :
– + de 6% des dépenses en 2016 !
– 167.310.596 € des dépenses AO (chiffres MC extrapolés)
– 613.857 patients (chiffres MC extrapolés)
La consommation de ces médicaments peut être liée à notre mode de vie : ces dépenses pourraient donc parfois être évitées !
D’un point de vue curatif, un problème majeur entrave la guérison : la mauvaise observance du traitement. 1/3 des patients achèterait les médicaments et les consommerait selon la prescription, 1/3 les achèterait mais ne suivrait pas le traitement et 1/3 ne se les procurerait même pas !

Si nous analysons la consommation de médicaments (lorsque nous parlons de « consommation », nous faisons bien référence à des données de remboursement car qui dit « achat » ne dit pas « consommation » !), nous constatons que les disparités ont augmenté en 10 ans : en 2003, l’écart entre les communes à plus faible ou forte consommation de médicaments variait de 3% à 7%. En 2013, cet écart variait de 3% (Lincent) à 11% (Ans).
La consommation est plus importante à partir de 65 ans car la prévalence du diabète augmente avec l’âge. Pour les 65 ans et plus, nous observons une hausse très importante de la consommation des médicaments antidiabétiques en 10 ans : le pourcentage a plus que triplé à Tinlot, a triplé à Engis et a doublé à Flémalle, Verlaine et Dison. Par contre, certaines communes arrivent à stabiliser voire diminuer le taux de consommation des médicaments antidiabétiques (Wasseiges, Lincent, Donceel).

A chacun son rôle

La MC voit son avenir au travers de ce prisme : plus de préventif, moins de curatif. Dans son approche « mutualité santé », la MC est un acteur de prévention et d’accompagnement du patient. Elle est également un partenaire des collectivités (écoles, associations…) et des communes pour mettre en place une politique d’information, de prévention et de sensibilisation du diabète.