Category Archive: Migration

  1. Carte blanche | Dignité et droits humains: sur les ruines des fondements de l’Union européenne

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    Ce qui se joue depuis un peu plus d’une semaine à la frontière gréco-turque est la macabre conséquence de la politique guerrière menée par l’Union européenne envers les personnes qui tentent de lui demander protection. La « politique migratoire » menée par l’UE n’est, depuis des années, que stratégie d’endiguement et marchandages cyniques. ‍

    La liste des mesures prises pour écarter et détourner les personnes migrantes est longue, et leur bilan humain est lourd: renforcement du contrôle des frontières européennes avec le nouveau mandat de Frontex; opération militaire “Sophia” contre les passeurs; fermeture de la route des Balkans pour empêcher les migrants arrivés en Grèce de poursuivre vers un autre État membre; mise en place de “hotspots” sur les îles grecques et italiennes pour trier, en vue de stopper et expulser une majorité de personnes migrantes dès leur arrivée sur le sol européen; application aveugle du règlement Dublin; quotas de relocalisation pour “alléger la charge” de l’accueil de la Grèce et de l’Italie totalement insuffisants et non respectés; quotas de réinstallation dérisoires; construction de murs anti-migrants; diffusion de discours criminalisants et dissuasifs à l’égard des personnes migrantes; durcissement des lois sur les demandeurs d’asile et les réfugiés dans plusieurs États membres …

    La suite de la carte blanche à lire ici

  2. Liège | Débat du MOC : que peut-on attendre des partis ?

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    Alors que le Gouvernement fédéral n’est pas encore constitué, le MOC de Liège vous propose de découvrir un compte-rendu du débat organisé le 14 mai 2019. Qu’en est-il ressorti ? Quelles attitudes ont adoptés les partis présents face aux questions des organisations constitutives du MOC ? Un retour détaillé que nous vous proposons de découvrir sans plus attendre…

    Le mardi 14 mai le MOC de Liège et ses organisations constitutives -(CSC, Mutualité Chrétienne, Vie Féminine, Equipes Populaires & JOC) ainsi que ses organismes d’insertion socio-professionnelle Alter-Form et Agora mais également son comité d’Ici & d’Ailleurs-, recevaient cinq représentants de partis démocratiques pour un grand débat public à la Cité Miroir animé par Frédérique Matrich (RCF).

    A découvrir aussi : « Retour sur le cycle de visites organisé par le CIEP dans nos parlements »

    Damien Grégoire, secrétaire fédéral du Mouvement a ouvert la soirée non sans inquiétude : «  Nous sommes entrés dans une période de déclin démocratique. Un déclin profond qui touche une majorité de pays européens et occidentaux (…) Les prochaines élections [européennes] seront un test pour la démocratie et ses valeurs. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’un crash test. »
    Une situation à laquelle il est nécessaire de répondre par l’exercice d’une citoyenneté « entière et continue  » dépassant le contexte ponctuel des élections.
    C’est dans cette nécessité de mobilisation collective pour l’égalité et l’émancipation que le travail du secteur associatif et des corps intermédiaires prend tout son sens : « Ils sont des leviers incontournables de la revalorisation de la démocratie » a tenu à souligner Damien Grégoire.

    La CSC et ses inquiétudes face à la réforme APE

    Les invités (Alda Greoli pour le CDH, Jean-Claude Marcourt pour le PS, Raphaël Dubois pour le MR, Olivier Bierin pour ECOLO et Raoul Hedebouw pour le PTB) ont ensuite pris pieds dans le débat face à l’épineux dossier APE (Aides à la Promotion de l’Emploi) : une réforme portée par le ministre de l’emploi Pierre-Yves Jeholet et vivement contestée par le secteur non-marchand en raison des risques de pertes d’emplois et de marchandisation du secteur : « Si demain vous êtes au pouvoir, quel sera votre projet par rapport au APE ? », lance la CSC.
    Du côté du CDH on souligne que la réforme APE telle qu’elle est sur la table « maintien l’ensemble du budget » et que le problème principal du dossier est la manière dont « certains » ont voulu précipiter les négociations. On maintient également le souhait de faire des APE une politique sectorielle et non plus une politique de l’emploi à proprement parler.
    Pour Jean-Claude Marcourt, il s’agit tout bonnement d’une « mauvaise réforme  » qui aurait coûté des milliers d’emplois. Si le PS devait arriver au pouvoir, il offrirait son soutien au secteur associatif et aux organisations syndicales plutôt que de les fragiliser.
    Pour le MR, cette réforme s’appuie surtout sur la nécessité de transparence : « On doit savoir exactement comment ce milliard d’euro d’argent public est dépensé  », souligne Raphaël Dubois qui ajoute que « le but n’était pas de casser le secteur associatif ». La preuve : la réforme prévoyait l’augmentation du budget total des APE, « même si certains secteurs risquaient d’être plus touché que d’autre », a-t-il ensuite concédé.
    « Prétexte ! » répond Olivier Bierin, derrière cette volonté de bonne gouvernance se cache en fait une volonté du ministre Jeholet de faire de sérieuse économies. S’il y avait bien un consensus sur la nécessité d’une réforme, celle-ci ne devrait pas menacer des emplois aussi importants.
    De côté du PTB le message est clair : s’il monte au gouvernement, la réforme sera abrogée. Pour Raoul Hedebouw, ce que cache cette réforme c’est un « combat de société global » entre les partisans d’une politique libérale et les autres.

    La Mutualité Chrétienne et son combat pour la suppression des suppléments d’honoraires (et des idées pour lutter contre le déclin de la médecine de première ligne)

    Les candidats ont ensuite été invités à s’exprimer sur la problématique des soins de santé. Pour la Mutualité Chrétienne, la Belgique se dirige vers un système de soin de santé à deux vitesses « avec des chambres individuelles qui ne sont accessibles qu’à ceux qui peuvent se le permettre ». Or, il n’est pas justifié de payer d’avantage en chambre individuelle pour des soins identiques. D’où la question suivante : « Pouvez-vous (…) soutenir l’interdiction de suppléments d’honoraires en hôpital ?  »
    Pour Raoul Hedebouw, « le PTB est le seul parti dont le combat pour la suppression des suppléments honoraires figure clairement dans le programme », on ne peut continuer à entrer malade à l’hôpital et en ressortir pauvre !
    Même son de cloche chez ECOLO qui soutient cette revendication et ajoute que le système des soins de santé doit être repensé via, notamment, un accent mis sur la « première ligne » et la multiplication des maisons médicales.
    Du côté du MR on affirme que les suppléments d’honoraires ne sont pas acceptables, d’autant plus lorsqu’ils sont imposés à des patients en situation d’urgence… Cependant, Raphaël Dubois tempère «  si certains patients souhaitent payer plus pour être soignés par les meilleurs spécialistes, c’est un droit qu’il faut respecter. »
    Jean-Claude Marcourt quant à lui, ne mâche pas ses mots : « Ces cinq dernières années, on a assisté à la destruction de notre système de santé ! », lance-t-il. Il considère que le refinancement des hôpitaux et la suppression des suppléments d’honoraires devraient être la priorité du nouveau gouvernement.
    Alda Greoli exprime le même souhait et ajoute : « Si l’argent gaspillé dans des assurances hospitalisation et dans des Assurances Groupe était utilisé de manière collective, cela permettrait à tous les Belges de ne plus payer plus de cinquante euros dans un hôpital ! ».
    Les cinq intervenants s’accorderont également tous sur le souhait exprimé par la Mutualité Chrétienne de réinvestir dans la médecine de première ligne notamment via la création de maisons médicales.

    Les équipes populaires et leurs inquiétudes face aux logement précaires…

    Du côté des Equipes Populaires, on souhaite interroger sur le mal-logement : que sont prêts à mettre en œuvre les partis pour développer une réelle politique de rénovation énergétique qui touche les ménages confrontés à la précarité et au mal-logement ?
    « A ce niveau, c’est une législature perdue », affirme Olivier Bierin. Il faut décupler les moyens alloué aux politiques environnementales.
    Dans l’optique de toucher les personnes précarisées, il faudrait, selon ECOLO, développer des projets de rénovation par quartiers entiers basés sur un système de tiers investisseur et impliquant le secteur associatif, « c’est du win-win : cela crée de l’emploi local, ça économise de l’énergie et les gens payent moins à la fin du mois. »
    Du côté du MR on est également favorable au maintien du système de prêts à taux zéro et au développement d’un système de tiers investisseur.
    Au PTB, on constate que le marché libre avec investissements uniquement individuels ne fonctionne pas. On déplore également l’inexistence de grands plans d’investissements publics et l’on estime que sans un investissement de minimum 10 milliards d’euros en la matière, on n’arrivera pas aux objectifs du GIEC.
    Du côté du PS, Jean-Claude Marcourt insiste sur le fait que, pour traiter la précarité, la première chose à faire est de relever les allocations sociales à 110% du seuil de pauvreté, relever les pensions, le salaire minimum et rendre du pouvoir de négociation salariales aux travailleurs.
    Il insiste également sur l’intérêt de développer un système de « tiers investisseurs » y compris pour les locataires qui devraient pouvoir financer ce type de rénovations.

    Vie Féminine sur la question des pensions précaires allouées aux femmes…

    C’était ensuite au tour de Vie Féminine d’interpeller les candidats : « 2/3 des pensions sous le seuil de pauvreté sont allouées à des femmes… Comment allez-vous garantir le droit à vivre dignement, en tenant compte des réalités de vie des gens et en particulier des femmes, et garantir une pension à 1500 euros minimum indexé pour tous et toutes quelque-soit son parcours de vie ?  »
    Du côté du CDH et du PS on ne s’étend pas : leur volonté est que les pensions soient de 1500 euros minimum et indexée pour tout le monde.
    Au niveau du MR, Raphaël Dubois rappel que le problème des pensions est un problème global datant de bien avant cette législature. Il ajoute : « le calcul de la pension se fait sur la base de ceux qui travaillent aujourd’hui. Promettre une pension à 1500 euros (…) je pense que personne au sein du MR ne s’y risquerait. »
    Pour Olivier Bierin, il ne s’agit pas d’un manque de moyen mais d’un manque d’imagination. La Belgique n’a jamais produit autant de richesse, «  c’est une question de volonté politique d’aller chercher, ou pas, l’argent là où il est !  »
    Du côté du PTB on enchéri : la pension à 1500 euros est un combat à mener ! Raoul Hedebouw rappel également la volonté du PTB de ne plus prévoir aucune réduction de cotisations sociales. Et pour cause, elles sont la base du financement de la Sécu : « Pour une gauche authentique, c’est un point important qui permettre de financer des pensions décentes. »

    Les JOC et cette prison appellée « Vottem »

    Les JOC, quant à eux, souhaitaient s’exprimer au sujet du centre ferme de Vottem, «  une prison  » qui devrait selon eux avoir été démantelée depuis longtemps.
    Pour Olivier Bierin, les politiques migratoires en Belgique sont aberrantes.
    La priorité d’ECOLO serait de faire sortir les familles des centres fermés pour ensuite passer à des centres ouverts. Il soutient également la mise en place de critères de régularisation clairs : « 17.000 morts en méditerranée depuis 2014, ça suffit  ».
    Même son de cloche chez Raoul Hedebouw et Jean-Claude Marcourt : il faudrait fermer Vottem. La situation des migrants au Parc Maximilien est, elle aussi, un scandale.
    Alda Greoli qualifie quant à elle la manière dont le gouvernement a traité les familles accueillant des réfugiés de «  honte » et ajoute : « le pays est en capacité de les accueillir alors faisons-le !  ».

    Le comité d’Ici et d’Ailleurs et la logique difficile des permis de travail B

    C’est ensuite sur une situation problématique que le comité d’Ici & d’Ailleurs a voulu attirer l’attention des candidats : la logique des permis de travail (pour les pays avec lesquels la Belgique a un accord) place le travailleur dans une situation de totale dépendance par rapport à son employeur : s’il met fin au contrat de travail, le travailleur perd son titre de séjour. Sur le terrain, cela engendre des situations d’exploitation et de misère, voire de traite des êtres humains. Sur le marché du travail, cela engendre un effet de dumping social invisible. Nombre sont en effet les travailleurs en permis B à relater être payés officiellement dans les barèmes du secteur mais devant reverser une part importante de leur salaire de la main à la main sous la menace de leur employeur.
    Face à ce constat, tous les partis présents se disent prêt à se mettre autour d’une table pour essayer de dégager des solutions et affirment que de telles situations doivent être dénoncée et punies sévèrement.

    Les ainés du MOC à propos des richesses de la vieillesse…

    Du côté des ainés du MOC on souhaitait attirer l’attention sur le fait que la vieillesse est toujours abordée en terme de coût. Mais que pensent les partis des richesses de la vieillesse ?
    D’emblée, Alda Greoli, fait valoir le projet d’Assurance Autonomie qui montre tout l’intérêt que le CDH porte à la vieillesse. Elle ajoute : la richesse de la vieillesse c’est « sa capacité d’animation et de transmission », le secteur associatif ne serait pas le même sans elle. Raphaël Dubois, pour le MR, rejoint totalement son homologue.
    « Mon parti ne pense pas que les ainés coûtent ! » enchaîne Jean-Claude Marcourt, « la pension est un salaire différé !  ». Il souligne que le PS soutient l’idée d’une assurance autonomie, mais « pas celle de madame Greoli. »
    Du côté d’ECOLO, on affirme que la richesse des travailleurs âgés est leur expérience. C’est d’ailleurs pour cela que le parti propose de développer le plan « Tandem » qui permettra aux plus âgés de prendre leur pension en douceur et de faire partager leur expérience aux plus jeunes.
    Au PTB, on n’est pas non plus pour une assurance autonomie que « remettrait une austérité entre générations en région wallonne ». Il s’oppose également aux attaques contre les prépensions qui priveraient les ainés de belles années riches au niveau culturel, social et familial.

    Le CISP « Alter Form » face au changement de statut des aide-soignant.e.s

    La principale préoccupation du centre d’insertion socio-professionnelle Alter Form, qui forme chaque année des aide-soignantes, est la réforme de leur profession : les aide-soignant(e)s devront bientôt poser plus d’actes de soins, sans augmentation de salaire et avec une augmentation du temps de formation jugée insuffisante…
    Pour le CDH et le PS pas de doute : « Maggie De Block a débloqué ». Si on manque d’infirmières.ers pour poser certains actes médicaux, c’est parce que les conditions de travail sont si difficiles que beaucoup d’entre elles.eux quittent la profession. C’est à ce niveau qu’il aurait fallu agir en revalorisant la profession et en relevant les salaires. Il faut refinancer le secteur.
    Du côté d’Olivier Bierin même son de cloche : s’il n’a pas souhaité s’étendre sur une question qu’il a reconnu ne pas maîtriser totalement, il a cependant affirmé qu’il fallait revaloriser le secteur et équilibrer les revenus des professionnels de la santé

    Pour Raphaël Dubois, «  le but était surtout la possibilité de poser plus d’acte et acquérir une possibilité de développer leur travail dans les hôpitaux. On casse toujours Maggie De Block mais les régions ont aussi leurs responsabilités ! »
    Après un échange avec la salle, la soirée s’est terminée autour d’un verre… L’occasion de poursuivre les discussions entamées et de penser des projets d’avenir…
    Pas de doute en tous cas, le MOC de Liège sera attentif à tous ces éléments durant la prochaine législature

  3. Liège | Conférence/ débat « L’avenir des mouvements sociaux » jeudi 21 novembre

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    Manifestations pour le climat, gilets jaunes, occupations… ces dernières années ont vu l’émergence de nouvelles formes de mobilisation collective et     d’engagement très dynamiques mais ayant parfois du mal à s’inscrire dans la durée et la cohérence. En même temps, les structures plus anciennes nées à une époque de militantisme traditionnel (syndicats, mutuelles,   mouvements d’éducation permanente…) semblent de plus en plus fragilisées et remises en cause notamment par une partie de la classe politique. Quelles différences et quelles convergences peut-on établir entre ces mouvements plus anciens et plus institutionnalisés censés faire le lien entre l’Etat et les   citoyens et de nouvelles formes d’engagement émergeantes ?

    Au regard de l’actualité internationale (mouvements à Hong Kong, en Algérie, protestations « contre la vie chère »…) de tels changements s’observent-ils également dans les pays du Sud ? Cela doit-il modifier notre manière de faire de la coopération au développement entre des    sociétés civiles du nord et du sud toutes deux en pleine mutation ?

    Gautier Pirotte, professeur à l’ULg qui travaille depuis plusieurs années sur l’analyse et l’observation de la société civile et de la coopération internationale, nous aidera à y voir plus clair dans ces changements en cours.

    JEUDI 21 NOVEMBRE 19H45

    Cité Miroir (salon des Lumières)
    Place Xavier Neujean 22

    Invitation débat Avenir des mouvements sociaux 21 novembre Solidarité Mondiale

     

     

  4. Anderlecht | Retour sur les régularisations 10 & 20 après, le 19 novembre

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    Le groupe de travail Migration du MOC vous invite à une journée d’étude le 19 novembre à la CSC d’Anderlecht : retour sur les régularisations 10 & 20 ans après.

    Quelles sont les mobilisations et contextes qui ont permis d’aboutir à ces régularisations ? Quels étaient les acteurs et actrices clés de ces mobilisations ? Quel bilan peut-on dresser de ces régularisations ? Quels enseignements peut-on tirer de ce qui s’est passé en 1999 et 2009 en termes de critères, de statuts octroyés, de procédure, etc. ?

    Découvrez le programme complet & les informations relatives à l’inscription !

  5. Liège | Les Équipes Populaires à la Foire de Livre Politique le 16/11

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    Le 16 novembre prochain, les Équipes Populaires de Liège feront intervenir Guillaume Lohest à la Foire du Livre Politique pour un exposé intitulé : « Extrême droite et populisme, un marécage aussi pour la gauche ? ». Rendez-vous à la Cité Miroir de 15h30 à 16h15 !

    Quelque chose arrive, en Europe et dans le monde, qui menace nos démocraties. Le populisme est-il un concept pertinent ? Est-ce un retour du fascisme ? Peut-on se contenter des explications traditionnellement avancées dans le camp progressiste ?

    Cette conférence-débat est une introspection et une provocation envers nous-mêmes et tous ceux qui se considèrent du côté de la « vraie démocratie ». Quelle est l’ampleur et la sincérité de notre inquiétude ? La gauche a-t-elle une part de responsabilité dans la confusion politique ambiante ?

    https://www.facebook.com/events/394897524720319/

    Avec Guillaume Lohest, auteur de « Entre démocratie et populisme, 10 façons de jouer avec le feu », Couleur Livres, 2019.

  6. Liège | Parcours d’intégration : inscriptions ouvertes pour la formation ILI à l’Agora

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    L’ASBL Agora et le Ciep de Liège, organisent une formation intensive FLE / citoyenneté dans le cadre du parcours d’intégration.
    Cette formation qui débutera le 19/08 comprend 24 heures de FLE (Français Langue Etrangère) et 4 heures de citoyenneté par semaine.

    Des séances d’information sont organisées tous les lundis à 14h30 dans les locaux de l’Agora (Rue Vivegnis, 73 – 4000 Liège).

    Le niveau de français minimum demandé est A1.1 (un test de positionnement sera réalisé lors de l’inscription).

    Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter Ainoa Falisse (04/227.21.89)

  7. Liège | Fête de fin d’année réussie à l’Agora

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    L’Agora, centre d’alphabétisation du MOC de Liège, était en fête ce jeudi matin.
    La cour intérieure du bâtiment, baignée de soleil, s’est animée autour des stagiaires, de leurs familles, de leurs amis ainsi que du personnel, réunis pour l’occasion.
    Animation musicale, jeux d’extérieur, décoration… les stagiaires avait eux-mêmes aménagé l’espace verdoyant pour marquer la fin de l’année.
    Les plus téméraires ont dansé au rythme des musiques festives diffusées par le Dj, d’autres ont préféré le tir-à-l’arc… mais tous ce sont amusés en ce temps de midi festif !
    « Certains reviendront l’an prochain, d’autres ont fini leur formation et ne reviendront plus« , explique Ainoa, responsable du suivi psycho-sociale des apprenants. « Aménager ce genre de moment permet de marquer le coup et de créer une cohésion au sein de l’asbl » enchéri Julie, coordinatrice.
    C’est donc autour d’un verre et d’un généreux buffet que certains ce sont réunis pour la dernière fois… Pour d’autres, ce n’est qu’un ’aurevoir’ avant de se reposer quelques semaines pour recommencer l’année du bon pied en septembre !

  8. Cinq revendications autour du combat des sans-papiers en vue des élections du 26 mai

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    Le collectif de soutien aux Sans-papiers de Liège propose 5 revendications autour du combat des sans-papiers en vue des élections fédérales 2019.

    Soutenir le combat des sans-papiers, c’est affirmer un modèle de société qui propose un accueil humain et solidaire des personnes migrantes. C’est considérer que les migrants sont des personnes en recherche de protection. C’est soutenir l’idée que les pays riches peuvent bien plus que d’autres développer une politique digne qui respecte scrupuleusement les engagements internationaux en matière de droits humains.

    Nos futurs dirigeants doivent donc réaffirmer que les choix solidaires et humains sont possibles, en finir avec la criminalisation des personnes migrantes, et abolir les mesures répressives de la solidarité citoyenne. Les politiques de la peur de l’autre ne répondent nullement aux défis sociétaux d’aujourd’hui et de demain. Pour changer de cap, nous demandons :

    1. La dépénalisation du séjour irrégulier…

      …en supprimant l’article 75 de la loi du 15/12/1980*, condition sine qua non pour que les personnes puissent faire valoir leurs droits à la vie familiale, à la santé, au logement, à l’éducation, à la formation et bien sûr contre l’exploitation économique.

    2. La régularisation des sans-papiers qui se trouvent en Belgique…

      …grâce à : (2.1) L’inscription dans la loi de critères clairs et permanents de régularisation pour raisons humanitaires, que sont les attaches durables, le travail, l’inéloignabilité ou le risque d’atteinte à un droit fondamental en cas de retour. (2.2) La création d’une Commission indépendante permanente de régularisation chargée de l’analyse des demandes de régularisations pour raisons humanitaires (9bis).

    3. Un élargissement conséquent des voies d’accès au séjour légal en Belgique…

      … non seulement comme valeur et condition du respect des droits fondamentaux de tou(te)s, mais aussi comme nécessité. En effet, en vue de répondre aux réalités de la mobilité des citoyens aujourd’hui (pour des raisons économiques, de sécurité ou climatiques notamment), mais également aux besoins de notre société tant sur les plans économique, démographique, social et culturel, il faut élargir les possibilités d’accès légal au territoire belge (y compris par le travail).

    4. La fin du critère du Réglement Dublin III…

      … obligeant le premier pays européen par lequel le migrant arrive, à traiter la demande de protection internationale de ce dernier. Il faut prendre en compte les besoins et réalités spécifiques du migrant en recherche de protection afin de garantir un véritable respect de la Convention de Genève ** en ce compris le droit à la vie privée et familiale.

    5. La fermeture des centres fermés et l’arrêt des expulsions…

      … piliers d’une politique répressive, inefficace et extrêmement coûteuse pour l’Etat belge, et dont l’existence même contrevient aux libertés fondamentales et génèrent des atteintes quotidiennes aux droits et à la dignité humaine.

    * Dispositions qui pénalisent le séjour irrégulier dans le Royaume.
    ** Convention internationale de 1951 qui définit les modalités selon lesquelles un État doit accorder le statut de réfugié aux personnes qui en font la demande, ainsi que les droits et les devoirs de ces personnes.
    La protection des données collectées sur ce site est garantie par Framasoft. Seules les données encodées dans le formulaire sont accessibles au Collectif de soutien des sans-papiers de Liège. Ce dernier s’engage à utiliser ces données pour la seule et unique fin de soutien des propositions sus-mentionnées.

    Voir la liste des signataires :

    www.framasoft.org

  9. Alternatives Solidaires : (re)Découvrez les revendications du MOC en vue des élections

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    Le 26 mai, les citoyens belges seront amenés à choisir leurs représentants fédéraux, régionaux et européens. Un enjeu de taille en prévision duquel le Mouvement Ouvrier Chrétien se mobilise autour de 11 revendications précises. Onze messages forts envoyés à nos dirigeants. A 23 jours du scrutin, nous vous proposons de les (re)découvrir.

    Pour des alternatives solidaires

    1. Réduire les inégalités par une fiscalité juste et solidaire ? C’est possible !
    Par une contribution équitable de l’ensemble des revenus, notamment du capital, en faveur du bien-être collectif, aujourd’hui et pour les générations futures.

    2. Assurer à chaque enfant une place d’accueil de qualité ? C’est possible !
    En instaurant un taux de couverture de 100% en Wallonie et à Bruxelles, avec des professionnel.le.s dotés d’un vrai statut.

    3. Offrir à toutes et tous un enseignement réellement égalitaire et émancipateur ? C’est possible !
    En assurant sa gratuité totale et effective et en luttant contre toute forme de discrimination scolaire.

    4. Garantir l’accès à un logement de qualité pour toutes et tous ? C’est possible !
    En commençant par instaurer un contrôle et un encadrement des loyers et en investissant durablement dans le logement public.

    5. Rendre sa vigueur et sa force d’émancipation à la démocratie ? C’est possible !
    En accordant le droit de vote à tou.te.s les citoyen.ne.s sans exception d’origine, en luttant contre toutes les formes de domination et de discrimination et en élargissant les « droits culturels » de toutes et de tous pour redynamiser la participation citoyenne.

    6. Assurer une politique d’accueil digne, humaine et solidaire ? C’est possible !
    En commençant par la suppression immédiate des centres fermés et la mise en place d’une procédure de régularisation permanente sous la responsabilité d’une commission indépendante.

    7. Travailler moins pour travailler toutes et tous et vivre mieux ? C’est possible !
    En développant des mesures concertées de réduction collective du temps de travail, avec maintien des salaires et embauches compensatoires.

    8. Répondre aux défis climatiques et environnementaux tout en créant de l’emploi de qualité ? C’est possible !
    En menant une politique ambitieuse d’investissement public, créatrice d’emplois durables et de qualité et répondant aux défis d’une transition écologique juste.
    Pour des alternatives solidaires !

    9. Assurer à toutes et tous une sécurité sociale solidaire, efficace et durable ? C’est possible !
    En assurant et en renforçant la pérennité du financement de la sécurité sociale par la mise en place d’une Cotisation sociale généralisée et en assurant l’égalité hommes-femmes dans les prestations par une harmonisation par le haut.

    10. Assurer à toutes et tous le droit à la santé ? C’est possible !
    En garantissant des soins de santé accessibles et de qualité et en faisant de la « santé » un indicateur central dans la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques publiques, à tous les niveaux de pouvoirs.

    11. Assurer un travail décent et une protection sociale pour toutes et tous et partout dans le monde ? C’est possible !
    En intégrant ces deux exigences dans les politiques extérieures et de coopération au développement de la Belgique et de l’UE, en élaborant un traité international contraignant sur « entreprises et droits de l’homme », tout en travaillant sans relâche à l’élargissement des socles de protection sociale dans le monde.

    Découvrez le détail de ces revendications :

    Alternatives Solidaires