Author Archives: nlaermans

  1. 29/04 | Mobilisons-nous à Liège contre les mesures antisociales et le 22/05 à Bruxelles !

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    Le mardi 29 avril, une nouvelle journée d’actions est prévue dans tout le pays. Après la grève générale du 31 mars, votre mobilisation a envoyé un signal fort. Mais ce n’était qu’un début. Le gouvernement Arizona poursuit son cap, au détriment des droits des travailleurs et de notre modèle social. Il est donc plus que jamais temps de continuer à faire entendre notre voix. A Liège, nous ferons une marche du magasin Cora de Rocourt à l’hôpital de la Citadelle pour témoigner notre soutien aux travailleurs, dénoncer les politiques antisociales et défendre un avenir plus juste pour toutes et tous !

    Rejoignez-nous !

    • Heure de départ : 11h30
    • Lieu de départ : Parking du magasin Cora de Rocourt
    • Distance : Un peu moins de 4 km
    • Des cars partiront de Verviers et Eupen pour nous rejoindre, inscrivez vous : 0473 52 77 48 / u68ppi@acv-csc.be

    Nos revendications sont claires : des salaires dignes et justes pour les travailleurs, un frein à la flexibilisation à outrance du monde du travail et la défense de notre système solidaire de pensions. Téléchargez le tract de mobilisation ici et faites-le circuler autour de vous : collègues, proches, partenaires. Plus nous serons nombreux, plus notre voix portera !

    Pourquoi est-il fondamental de se mobiliser contre les mesures du gouvernement Arizona?

    L’accord de l’Arizona met en danger la prospérité et le bien-être de tous. Dans sa globalité, il consiste à:

    • Faire payer l’addition aux travailleurs ordinaires et aux groupes les plus vulnérables.
    • Risquer la destruction de nos services publics en leur imposant des coupes budgétaires. Notre sécurité sociale en sortirait encore davantage affaiblie.
    • Continuer à préserver les épaules les plus solides qui restent intouchées!

    Découvrez l’impact des mesures de l’Arizona selon votre votre profil (au milieu de cette page)

     

    Le Ciep vous aide à mieux comprendre les mesures de l’Arizona

    Le Ciep vous propose d’explorer avec vous les mesures du gouvernement Arizona en s’adaptant à vos réalités à travers une animation gratuite spécifiquement développée pour l’occasion. Celle-ci propose d’explorer en groupe les implications de ces mesures sur le citoyen et la société dans son ensemble à travers plusieurs thématiques.

    Pour plus d’informations, contactez-nous à cette adresse : laermans@mocliege.org

    Rendez-vous aussi ce 22 mai à Bruxelles !

    Une grande manifestation du Non-Marchand aura également lieu le jeudi 22 mai dès 10h30 à la Gare du Nord, à Bruxelles.

    Ensemble, nous passerons à la vitesse supérieur avec toujours les mêmes revendications.

    Nous exigeons :

    • Des accords sociaux dignes de ce nom

    • Des investissements réels dans nos secteurs essentiels

    • Des métiers attractifs et des carrières tenables

    Et nous refusons :

    • Les réorganisations imposées sans concertation

    • Les économies sur le dos des services à la population

    • Les mesures des gouvernements qui appauvrissent, flexibilisent et désinvestissent


    Mobilisez vos collègues, ami·es, partenaires et proches : faisons encore mieux qu’en novembre, voire même qu’en février !

  2. Liège | 11/04/25 | Midi-Ciné : Sécurité sociale de l’alimentation, un modèle à inventer ?

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    Face à la paupérisation croissante, aux inégalités d’accès à une alimentation de qualité et aux impacts sanitaires de la malnutrition, une question se pose : comment garantir à toutes et tous une nourriture saine, locale et accessible ? Et si la solution résidait dans un système solidaire, inspiré de la Sécurité sociale ?

    L’idée d’une Sécurité sociale de l’alimentation prend de l’ampleur. Ce modèle viserait à mutualiser les ressources pour assurer un accès équitable à une alimentation de qualité, tout en soutenant les producteurs locaux et en renforçant notre souveraineté alimentaire.

    Idéal utopique ou avancée visionnaire ? Venez en débattre avec Jonathan Peuch, du Collectif pour la Sécurité sociale de l’alimentation. Une occasion unique d’explorer ensemble les pistes d’un système plus juste et durable.

    Infos pratique

    📍 Lieu : Centre Liégeois du Beau Mur, Rue du Beau Mur 48, 4030 Liège

    🕜 Date : 11 avril 2025 à 13h30

    🚏 Accessibilité :

    • Bus 13 (arrêt dans la rue)
    • Bus 29/33/35 (arrêt à 2 minutes)
    • Parking vélo sécurisé

    📱 Événement Facebook : Lien vers l’événement

    📞 Contact : 0495/65.90.16

    📧 Mail : liege@equipespopulaires.be

    Rejoignez la réflexion et participez à la construction d’une alternative alimentaire solidaire !

  3. Retour sur notre mobilisation pour le droit au logement du 29/03/25

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    Ce samedi 29 mars, la Place de la République Française à Liège a été le théâtre d’une mobilisation forte et engagée en faveur du droit au logement. De nombreuses organisations associatives, parmi lesquelles le CIEP de Liège, les Équipes Populaires Liège et la JOC Liège, se sont réunies aux côtés de citoyens déterminés à faire entendre leur voix face à une crise du logement toujours plus préoccupante.

    Une mobilisation nécessaire et urgente

    Aujourd’hui, à Liège et en Belgique, l’accès à un logement abordable devient un défi de plus en plus insurmontable. Loyers excessifs, charges en hausse, logements insalubres, discriminations dans l’accès au logement et pratiques illégales de certains propriétaires… Autant de réalités qui frappent de plein fouet les classes populaires. L’augmentation des loyers autour de la ligne du tram en construction repousse encore davantage les habitants les plus précaires hors de la ville. Face à ces injustices, les manifestants ont rappelé avec force que la crise du logement n’est pas une fatalité individuelle, mais un problème collectif nécessitant une réponse politique forte et immédiate.

    Une solidarité plus forte que l’injustice

    Durant le rassemblement, les prises de parole se sont enchaînées, dénonçant la spéculation immobilière, l’inaction politique et la nécessité de régulations plus justes. C’était également l’occasion de partager certains témoignages présents dans notre livret noir du mal-logement. Les slogans et banderoles, préparés en amont lors d’un atelier participatif, ont exprimé une revendication claire : un logement digne et accessible pour toutes et tous. Cette mobilisation s’inscrivait dans le cadre de la semaine européenne « Housing Action Day », avec des actions similaires organisées à Namur, Bruxelles et Charleroi. La convergence des luttes a montré que la question du logement est au cœur des préoccupations bien au-delà de Liège.

     

    Et maintenant ?

    Un Syndicat liégeois des locataires est en cours de construction. Son objectif ? Informer, défendre et mobiliser les locataires contre les pratiques abusives !

    Rejoignez la mobilisation et construisons ensemble un rapport de force collectif au Ciep de Liège (Rue Saint Gilles 29, 4000 Liège):

    • Le 4 avril à 14h : Réunion de préparation
    • Le 9 avril à 18h : Rencontre ouverte pour construire le syndicat

    Pour plus d’informations :  contactez Nathalie Dupont au 0484/307.381 ou par email via l’adresse : liege@housing-action-day.be

     

     

     

    Des « Assemblées d’initiatives pour les logement » existent également et nous vous invitons à y participer ! Nées à la suite de la première manifestation pour le droit au logement/Housing action Day, l’objectif de ces assemblées est de réunir une fois par mois toute personne, association, collectifs intéressés par les actions en faveur du droit au logement à Liège.

    Participez au prochain événement en cliquant ici.

     

     

     

     

     

    Ce rassemblement n’était qu’une étape dans un combat qui continue. Les collectifs et associations engagés pour le droit au logement poursuivent leur travail de sensibilisation et d’action pour faire pression sur les décideurs politiques. Pour suivre les prochaines actions et rejoindre la mobilisation, restez informé·es auprès des organisations partenaires : S.A.L.S.A (Syndicat Autonome Liégeois des Sans chez-soi Actifs), Barricade, Occupons le Terrain, Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, Rassemblement Wallon pour le Droit à l’Habitat, Infirmiers de Rue, Solidarités Nouvelles – Droit Au Logement Liège, ATD-Quart Monde, Commune Colère, CIEP de Liège, Équipes Populaires, JOC de Liège…

    Nous remercions toutes les personnes présentes pour leur engagement et leur détermination. Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes et exiger des mesures concrètes pour garantir un logement digne à chacun et chacune.

  4. Une grève générale du 31 mars réussie : un message clair contre les mesures « Arizona »

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    La grève générale du lundi 31 mars a marqué un tournant dans la mobilisation contre les mesures du gouvernement « Arizona ». Partout en Belgique, les travailleurs et travailleuses ont fait entendre leur opposition à ces réformes néfastes en paralysant l’économie : commerces fermés, hôpitaux en service minimum, industries à l’arrêt.

    Aux côtés de la CSC, les équipes du MOC de Liège ont répondu présent en région liégeoise et verviétoise pour défendre nos droits. Des piquets de grève ont été tenus au centre commercial Crescend’Eau, au zoning des Plénesses, à Belle-Île, à la Médiacité, aux Galeries Saint-Lambert et bien d’autres endroits ! D’autres actions associatives et citoyennes avaient également lieu, telles qu’un grand rassemblement du secteur culturel à la place Xavier Neujean ainsi qu’une action contre les visites domiciliaires à l’hôtel de ville de Liège juste avant le conseil communal.

    Pendant ce temps, une action avait également lieu au Centre de santé intégré « Bautista van Schouwen » de Seraing avec un « porteur de parole », méthode d’animation citoyenne où des phrases accrocheuses sont affichées dans l’espace public pour susciter le débat et favoriser une réflexion collective avec les passants.

    En stoppant l’activité pendant une journée, la mobilisation a rappelé une vérité essentielle : c’est la force de travail des salariés qui fait tourner la société. Face à cette démonstration de solidarité, il est impératif de maintenir la pression. Comme lors des manifestations précédentes qui ont permis de préserver l’indexation automatique des salaires, cette grève constitue une étape cruciale dans la lutte pour nos acquis sociaux.

    Mais elle ne suffit pas. La mobilisation doit se poursuivre, et c’est pourquoi un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà fixé : le mardi 29 avril, une journée d’actions locales viendra renforcer notre détermination à refuser ces mesures injustes.

    La lutte continue !

  5. Marche contre le centre fermé de Vottem dimanche 13 avril

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    26 ans, Vottem, je ne l’accepte toujours pas !

    Il y a 26 ans, en mars 1999, s’ouvrait le centre fermé pour étrangers de Vottem. Aujourd’hui, il existe  en tout 6  centres fermés pour étrangers en Belgique dont actuellement un seul en Wallonie. En 2023 ils ont une capacité théorique d’environ 700 places.  En 2023, 8333 personnes ont été éloignées de Belgique, dont 3383 à partir d’un centre fermé par une expulsion forcée, 1843 refoulements directement à l’arrivée à l’aéroport, 3107 départs « volontaires » (Le Soir 6/02/24)  . De nouveaux centres fermés sont en projet : à Jumet, à Zandvliet, et un autre à Jabbeke remplacerait celui de Bruges, afin d’augmenter encore le nombre de retours forcés. Ce durcissement de la politique migratoire de l’Etat belge est à mettre en lien avec la contamination des idées de l’extrême-droite.

    Nous n’acceptons pas :

    • Le renvoi vers leurs pays d’origine des personnes alors qu’elles ont  fui des persécutions de toutes sortes, qu’elles soient politiques, racistes, sexistes ou homophobes etc.. Ou encore la guerre, les conséquences du réchauffement climatique, la misère liée à l’exploitation.  Beaucoup n’ont pu obtenir un titre de séjour en Belgique, à cause de la politique restrictive de l’Etat belge en matière d’asile, mais aussi d’accès au regroupement familial, d’obtention d’un permis de travail ou d’un séjour étudiant etc.
    • La détention sur simple  décision d’une administration, l’Office des Etrangers ; il ne s’agit pas d’une ordonnance  judiciaire, d’un délit, mais d’un enfermement arbitraire, contraire aux Droits Humains.
    • La violence exercée à l’égard de ces personnes : les centres fermés ont comme objet la mise en œuvre du processus d’expulsion, tout est organisé pour briser la résistance à celle-ci. Dès qu’un.e détenu.e proteste contre les conditions de détention ou se montre opposé à son expulsion, il se retrouve au cachot -prison dans la prison- , ou en isolement, cachot déguisé !  La réalité des centres fermés, ce sont  aussi des décès : suicides, décès de  personnes mises au cachot alors  qu’elles sont dans une situation de santé préoccupante. Ce sont des insultes,  des tortures, des coups, portés au paroxysme au moment de l’expulsion.
    • La maltraitance: la récente grève du personnel du centre fermé de Vottem en décembre 2023 a mis en lumière des conditions sanitaires et de vie déplorables non conformes à la dignité humaine. Dans les centres fermés se trouvent aussi des personnes malades, vulnérables, dont les soins ne sont pas pris en charge.
    • La séparation des familles qui devient définitive au moment de l’expulsion : une étude récente de JRS  (Jesuit Refugee Service) – pdf (jrsbelgium.org – montre que 40% des personnes détenues ont une famille en Belgique, belge, européenne, ou étrangère avec titre de séjour ! Leurs enfants en souffrent quotidiennement, ainsi que leurs parents, leurs conjoint.e.s.
    • Le retour volontaire imposé par des Coachs de l’Office des Etrangers aux « sans-papiers » convoqués qui, s’ils n’obtempèrent pas, sont  menacés de détention et d’expulsion.
    • L’absence de perspective de régularisation du séjour pour celles et ceux qui ont tissé des liens et construit  leur vie ici, et vivent au quotidien dans la précarité et la surexploitation.
    • Le non-hébergement des demandeurs d’asile, laissés pendant des mois à la rue au mépris de toutes les conventions internationales !
    • Le Pacte Européen sur l’Asile et la Migration qui renforcera l’Europe forteresse par des centres fermés aux frontières extérieures prévus aussi pour des familles.
  6. A la veille des élections communales, retour sur nos 8 débats locaux

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    A partir de groupes locaux du MOC et de ses organisations, en partenariat avec plusieurs autres associations et centres culturels, nous avons organisé 8 débats avec des candidats représentant les listes locales présentes aux élections communales à Malmedy, Waremme, Seraing, Huy, Ans, Verviers, Sprimont et Liège.  Ces débats s’articulaient autour de questions précises liées aux préoccupations locales de nos groupes et publics (accès à l’emploi, à la santé, au logement, à la mobilité…) ainsi que les questions et interpellations des citoyens présents lors de ces soirées ouvertes à tout le monde. Le succès de celles-ci, qui ont rassemblé au final près de 600 personnes (avec plus de cent personnes présentes à Verviers, Seraing ou Ans), nous encourage à continuer de placer l’action citoyenne à l’échelle communale au cœur de nos actions.

    Impossible évidemment de résumer autant d’échanges et d’enjeux dans des communes aussi variées mais quelques éléments à chaud en ressortent tout de même :

    • Une nouvelle fois, comme en 2018, de nombreux candidats/listes proposent de mettre en place davantage de dispositifs de participation citoyenne dans les communes (conseils de quartiers, nouvelles commissions consultatives, « assises des femmes »…). Plus que jamais, vu l’élargissement continu de ses domaines d’action et de leurs enjeux, le pouvoir communale gagnera à ce qu’un nombre croissant de citoyens participent et adhérent aux décisions. Cela rejoint la manière dont nous concevons la démocratie locale : nous serons attentifs dans les 6 ans à venir à ce qu’il ne s’agisse pas de simples promesses électorales et là où ce genre de dispositifs existent déjà nous continuerons à veiller à ce qu’ils soient vraiment consultés et pris en compte.

     

    • Parallèlement à l’étendue du champ d’action des communes, on a pu aussi se rendre compte à quel point celles-ci dépendent de décisions wallonnes et fédérales prisent « au-dessus » d’elles  (négociations avec le TEC et la SNCB, acceptations ou refus des permis d’urbanisme, limiter la vitesse sur une route régionale, lutter contre la pollution des terrains agricoles, voire demain prendre en charge des centaines de revenus d’intégration supplémentaires au CPAS si le chômage devait être limité à deux ans…). Face à cette réalité, la capacité de nos élus communaux à se faire entendre auprès des autres niveaux de pouvoir, à travers notamment une véritable vision politique à long terme, est essentielle. De ce point de vue, les communes disposent de plusieurs outils, comme par exemple le« Schéma de Développement Communal», feuille de route souvent évoquée lors de nos débats, nous serons attentifs à ce que les prochaines majorités communales en feront.

     

    • La grande majorité des candidats présents à nos débats semblent sincèrement attachés à leur commune, qu’ils soient issus des partis « traditionnels » ou de listes « citoyennes » menées le plus souvent par des non professionnels de la politique, dont la présence aux élections communales se confirme d’ailleurs. Toutefois nous avons parfois entendu certains élus/candidats qui à force de « réalisme », de « pragmatisme » ou de volonté de défendre un bilan en terme de services « offerts » par la commune, en arrivent à tellement minimiser le pouvoir d’action communal face aux autres niveaux de pouvoir ou au marché privé (en terme d’accès au logement et d’encadrement de l’urbanisme ou de mobilité notamment) qu’il y a de quoi décourager les citoyens de s’intéresser à la politique locale…Cette façon de considérer l’exercice du pouvoir communal en terme uniquement de « gestion », plutôt que de vision à long terme porteuse de véritables changements, ne répond plus à la demande importante d’implication et de changement que nos débats ont une nouvelle fois mis en avant.
  7. Élections communales 2024 : des débats citoyens près de chez vous !

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    La commune est le niveau politique le plus proche des citoyennes et des citoyens.  Les élus agissent dans un cadre de proximité, prennent des mesures perceptibles par les habitants, il s’agit donc d’un lieu privilégié pour faire vivre le débat, l’échange sur les préoccupations concrètes de chacun, la consultation des habitants ou encore une participation active notamment à travers des commissions consultatives.

    Pour le MOC et ses organisations, les élections communales sont à chaque fois une opportunité de créer et soutenir le débat localement, d’inviter un large public à la rencontre de leurs représentants politiques pour leur permettre de comprendre et préciser des éléments des programmes, faire des propositions et, parfois exprimer d’éventuels sentiment d’incompréhension ou d’abandon. Impossible évidemment de proposer un débat dans chaque commune, c’est pourquoi nous avons privilégié celles où existe un groupe d’action local MOC actif rassemblant localement un maximum de nos organisations :

     

    Affiche générale débats élections communales2024

  8. Les réponses des partis aux priorités du MOC pour les élections 2024

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    Les élections européennes, fédérales et régionales se tiendront le 9 juin 2024. C’est dans ce cadre que le MOC, en tant que mouvement social indépendant et pluraliste qui développe un projet politique de solidarité, de justice et d’égalité, publie comme en 2019 son « journal de campagne ». Celui-ci revient sur nos priorités politiques et reprend également les réponses des principaux partis politiques francophones à ce sujet.

     

    Journal_de_campagne_02_2024

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  9. La FOPES – un master en politique économique et sociales

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    La Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES-UCLouvain) organise un master universitaire en politique économique et sociale, en horaire décalé.
    Cette formation pluridisciplinaire s’adresse à des adultes engagés dans la vie professionnelle ou sociale et vous permettra de

    • Comprendre les enjeux économiques et sociaux qui se posent à la société contemporaine.
    • Analyser les politiques mises en oeuvre par les acteurs économiques, politiques et sociaux.
    • Élaborer avec d’autres des projets et des propositions dans un cadre universitaire.

    Le Master est accessible:

    • sur base de l’expérience professionnelle (VAE) avec l’ajout d’un module complémentaire constitué de 60 crédits de cours (formation en 3 ans).
    • ou avec un diplôme de bachelier reconnu comme une passerelle ou d’un diplôme universitaire moyennant l’ajout de 15 crédits au programme de cours (formation en 2 ans).

    Il est organisé en horaire décalé à Louvain-La-Neuve, à Charleroi et partiellement à Liège.

    A raison d’une journée de cours et une à deux soirées par semaine, la formation vous permettra de combiner vie privée et professionnelle avec un accompagnement spécifique aux adultes en reprise d’études.

    Organisé depuis plus de 50 ans, ce master universitaire bénéficie d’une bonne reconnaissance dans des milieux professionnels très diversifiés. Il vous permettra d’exercer des responsabilités plus importantes dans vos activités professionnelles ou sociales, de progresser dans votre carrière ou de vous réorienter professionnellement dans de nombreux secteurs.

    Intéressé·e ?

    N’hésitez pas à participer à l’une de nos séances d’information
    Informations complémentaires :
    https://uclouvain.be/fr/facultes/espo/fopes
    https://uclouvain.be/fr/facultes/espo/fopes/acces-a-la-formation.html
    https://uclouvain.be/fr/facultes/espo/fopes/conges-et-financement-possibles.html
    https://uclouvain.be/fr/facultes/espo/fopes/programme.html
    Contact : 010/47 39 08 – jenifer.colleye@uclouvain.be ou info-fopes@uclouvain.be

     

     

     

     

  10. Manifestation « 25 ans, Vottem, je n’accepte toujours pas! » dimanche 14 avril

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    25 ans, Vottem, je ne l’accepte toujours pas !

    Il y a 25 ans, en mars 1999, s’ouvrait le centre fermé pour étrangers de Vottem. Aujourd’hui, il existe  en tout 6  centres fermés pour étrangers en Belgique dont actuellement un seul en Wallonie. En 2023 ils ont une capacité théorique d’environ 700 places.  En 2023, 8333 personnes ont été éloignées de Belgique, dont 3383 à partir d’un centre fermé par une expulsion forcée, 1843 refoulements directement à l’arrivée à l’aéroport, 3107 départs « volontaires » (Le Soir 6/02/24)  . De nouveaux centres fermés sont en projet : à Jumet, à Zandvliet, et un autre à Jabbeke remplacerait celui de Bruges, afin d’augmenter encore le nombre de retours forcés. Ce durcissement de la politique migratoire de l’Etat belge est à mettre en lien avec la contamination des idées de l’extrême-droite.

    Nous n’acceptons pas :

    • Le renvoi vers leurs pays d’origine des personnes alors qu’elles ont  fui des persécutions de toutes sortes, qu’elles soient politiques, racistes, sexistes ou homophobes etc.. Ou encore la guerre, les conséquences du réchauffement climatique, la misère liée à l’exploitation.  Beaucoup n’ont pu obtenir un titre de séjour en Belgique, à cause de la politique restrictive de l’Etat belge en matière d’asile, mais aussi d’accès au regroupement familial, d’obtention d’un permis de travail ou d’un séjour étudiant etc.
    • La détention sur simple  décision d’une administration, l’Office des Etrangers ; il ne s’agit pas d’une ordonnance  judiciaire, d’un délit, mais d’un enfermement arbitraire, contraire aux Droits Humains.
    • La violence exercée à l’égard de ces personnes : les centres fermés ont comme objet la mise en œuvre du processus d’expulsion, tout est organisé pour briser la résistance à celle-ci. Dès qu’un.e détenu.e proteste contre les conditions de détention ou se montre opposé à son expulsion, il se retrouve au cachot -prison dans la prison- , ou en isolement, cachot déguisé !  La réalité des centres fermés, ce sont  aussi des décès : suicides, décès de  personnes mises au cachot alors  qu’elles sont dans une situation de santé préoccupante. Ce sont des insultes,  des tortures, des coups, portés au paroxysme au moment de l’expulsion.
    • La maltraitance: la récente grève du personnel du centre fermé de Vottem en décembre 2023 a mis en lumière des conditions sanitaires et de vie déplorables non conformes à la dignité humaine. Dans les centres fermés se trouvent aussi des personnes malades, vulnérables, dont les soins ne sont pas pris en charge.
    • La séparation des familles qui devient définitive au moment de l’expulsion : une étude récente de JRS  (Jesuit Refugee Service) – pdf (jrsbelgium.org – montre que 40% des personnes détenues ont une famille en Belgique, belge, européenne, ou étrangère avec titre de séjour ! Leurs enfants en souffrent quotidiennement, ainsi que leurs parents, leurs conjoint.e.s.
    • Le retour volontaire imposé par des Coachs de l’Office des Etrangers aux « sans-papiers » convoqués qui, s’ils n’obtempèrent pas, sont  menacés de détention et d’expulsion.
    • L’absence de perspective de régularisation du séjour pour celles et ceux qui ont tissé des liens et construit  leur vie ici, et vivent au quotidien dans la précarité et la surexploitation.
    • Le non-hébergement des demandeurs d’asile, laissés pendant des mois à la rue au mépris de toutes les conventions internationales !
    • Le futur Pacte Européen sur l’Asile et la Migration qui renforcera l’Europe forteresse par des centres fermés aux frontières extérieures prévus aussi pour des familles.

    Nous revendiquons :

    • La suppression des centres fermés pour étrangers 
    • L’arrêt des expulsions 
    • Une politique d’asile et d’immigration qui respecte les Droits Humains 
    • Le droit de vivre en famille
    • La régularisation des sans-papiers 
    • Le respect du droit d’asile, la liberté de circulation
  11. Débat MOC élections régionales 2024 mercredi 27 mars CSC de Verviers

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    Emploi, santé, formation, numérisation, logement…tous ces thèmes en lien avec les préoccupations des organisations du MOC seront abordés avec les candidat(es)  : Valérie Dejardin (PS), Hajib El Hajjaji (ECOLO), Stéphanie Cortisse (MR),  Làszló Schonbrodt (PTB), Jean Paul Bastin (Engagés).

    Le débat sera animé par Manu Yvens (VEDIA).

    Un moment d’échange sera ensuite prévu avec la salle et la soirée se clôturera autour du verre de l’amitié.

    MERCREDI 27 MARS 19H

    CSC de Verviers, Pont Léopold 4/6

  12. Débat MOC élections fédérales 2024 lundi 25 mars CSC de Liège

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    Emploi, santé, numérisation, fiscalité, migrations…tous ces thèmes en lien avec les préoccupations des organisations du MOC seront abordés avec les candidat(es)  : Mathieu Bihet (MR), Vanessa Matz (Engagés), Sarah Schlitz (ECOLO), Frédéric Daerden (PS), Nadia Moscufo (PTB).

    Le débat sera animé par Frédéric Matriche.

    Un moment d’échange sera ensuite prévu avec la salle et la soirée se clôturera autour du verre de l’amitié.

    LUNDI 25 mars 19H

    À la CSC de Liège, rue Grande Bèche 56 4020 Liège, grande salle du rez-de-chaussée

     

  13. Découvrez les activités CIEP Culture de février à avril 2024

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    Février 2024 :

    Vendredi 9 : Namur – visite du parlement wallon et de l’expo « Un siècle de silence »

    Dimanche 18 : Liège – concert apéritif + expo « Un journal intime – Serge Delaunay »

    Samedi 24 : Bruxelles – expo « Imagine ! » et « Magritte-Folon » aux MRBA

     

    Mars 2024 :

    Vendredi 8 : Alleur – Expo « « Monet, Van Gogh, rêves de Japon »

    Mercredi 20 : Bruxelles – Visite du parlement fédéral + expo « Histoire de ne pas rire. Le Surréalisme en Belgique » au Bozar

    Samedi 23 : Verviers – expo « Frontières » et « Nous, Belges »

     

    Avril 2024 :

    Samedi 6 : Ostende – expo « Rose, Rose, Rose, à mes yeux ! » et visite de la maison Ensor

    Visite du Parlement Européen à Bruxelles (date et programme à confirmer)

     

    Tous les détails pratiques dans le nouveau Temps des Découvertes

    TDD 2024

  14. Élections 2024: les priorités politiques du MOC

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    A l’approche des élections fédérales, régionales et européennes du 9 juin prochain, voici les priorités politiques du MOC au niveau national.

    Enchaînement de crises ces dernières années, fragmentation politique, montée des populismes, forme de « fatigue démocratique » qui semble de plus en plus présente dans la population… contexte dans lequel de grandes mesures ambitieuses et progressistes se font plus que jamais attendre face aux enjeux démocratiques, écologiques et internationaux fondamentaux pour le MOC.

    Face à cette situation, les grandes lignes des priorités politiques du MOC sont :

    • Renforcer notre sécurité sociale et réduire radicalement les inégalités
    • Une politique migratoire respectueuse des droits et du Droit
    • Des mesures ambitieuses à la fois écologiques, sociales et énergétiques
    • Renforcer l’accès aux droits et aux services non marchands
    • Une fiscalité plus juste
    • Réduction collective du temps de travail ainsi qu’une meilleure articulation entre vie privée, citoyenne et professionnelle

    Découvrez plus en détails le Plaidoyer politique MOC 2024 !

     

  15. Elections 2024 : 3 visites avec le CIEP Culture pour y voir plus clair

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     L’actualité politique de 2024 sera particulièrement chargée : trois élections solliciteront notre vote au mois de juin au cours desquelles nous serons amenés à choisir la future composition de notre parlement régional wallon, fédéral et européen !  A cette occasion, nous vous proposons de visiter ces derniers durant trois journées qui permettront de s’informer et d’y voir plus clair dans un système de plus en plus complexe et en constante évolution.

    Chacune de ces visites permettra de mieux comprendre concrètement les compétences et le fonctionnement de ces institutions centrales de notre système démocratique. De plus, pour chacune d’entre-elle nous serons accompagnés d’un parlementaire élu qui enrichira la visite de son expérience, avec qui nous pourrons échanger sur de nombreux sujets en partant de vos préoccupations quotidiennes, des revendications du MOC et de ses organisations ainsi que de l’actualité.

     Afin de réduire le coût des visites, nous prendrons le train.  Pour info, pour les plus de 65 ans, le billet senior coûte 7,80 € pour l’aller/retour.  Pour les 26-65 ans, nous possédons des billets de train Standard Multi au prix de 19,20 € pour l’aller/retour.

     

    photo Wikipédia

    Namur –Visite du Parlement Wallon + visite guidée de l’expo « Des Siècles de Silence »

    Vendredi 9 février 2024

     Des Siècles de Silence propose de découvrir un manuscrit enluminé exceptionnel, vieux de 460 ans, perdu durant 130 ans et retrouvé en 1998 à Halifax au Canada.  De multiples objets sont également exposés afin de replacer l’antiphonaire dans son contexte historique et culturel.  Depuis sa redécouverte, il fait l’objet d’études et d’expositions.  Pour la première fois en Europe, cet ouvrage remarquable « l’Antiphonaire de Salzinnes », un livre liturgique rassemblant les chants et musiques des offices est exposé.  Une table tactile permet de feuilleter l’ouvrage !

    Programme :

    • 09 h 24 : départ du train de Liège-Guillemins.  09 h 33 : départ du train de Flémalle-Haute
    • 09 h 45 : départ du train de Huy.  10 h 08 : arrivée du train à Namur
    • 10 h 45 : accueil au Parlement wallon
    • 11 h 00 : visite guidée du parlement wallon (environ 90’)
    • 13 h 00 : temps libre ou repas au restaurant « Le Perron de l’Ilon », entreprise de formation par le travail
    • 14 h 45 : visite guidée de l’exposition « des Siècles de Silence » au TréMa (60’)
    • 16 h 19 : départ du train de Namur pour le retour à Huy (16h46), Flémalle-Haute (17h) et Liège-Guillemins (17h09)

    Participation aux frais (entrée et guidage à l’exposition) :  6,50 €.  Plat du jour au Perron de l’Ilon : 10 €.   La visite du parlement wallon est gratuite.  Inscription souhaitée pour le 01/02

    Bruxelles- Visite du parlement fédéral + expo « Histoire de ne pas rire.  Le Surréalisme en Belgique »

    Mercredi 20 mars 2024

    2024 célèbre le 100ème anniversaire du surréalisme en Belgique. Le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique qui apparaît au 20ème siècle. Transdisciplinaire, il est emmené par le poète et écrivain, André Breton.  Il est l’auteur d’un Manifeste du surréalisme en 1924. Selon lui, l’approche surréaliste réside dans l’exploration de l’inconscient, que ce soit dans l’écriture ou les arts. Par ce recours à la thématique omniprésente du rêve, il réactualise les principes du symbolisme. L’exposition comprend des œuvres de Paul Nougé, René Magritte, Jane Graverol, Rachel Baes, Paul Delvaux, Max Ernst, Salvador Dalí, Georgio de Chirico et bien d’autres.

    Programme :

    • 09 h 28 : départ du train de Liège Guillemins vers Bruxelles Central
    • 10 h 25 : arrivée du train à Bruxelles Central
    • Petite balade pédestre (700 mètres) pour nous rendre au Parlement fédéral
    • 11 h 00 : début de la visite guidée du Parlement Fédéral
    • 13 h 00 : fin de la visite et temps libre pour le repas
    • De nombreuses possibilités de restauration près du Bozar (restaurants et sandwicheries)
    • 15 h 00 : visite guidée de l’exposition « Histoire de ne pas rire.  Le Surréalisme en Belgique » (90’)
    • 17 h 01 : départ du train de Bruxelles Central pour le retour à Liège (17h59)

    Participation aux frais (entrée et guidage de l’expo) : 20 €.  La visite du parlement fédéral est gratuite.  Inscription obligatoire pour le 15/03

    Bruxelles – Visite du Parlement Européen et du Parlementarium

    AVRIL – Date à définir

    La visite du Parlementarium commence par un voyage au cœur de l’histoire du continent et les étapes de l’intégration européenne.  Grace au cinéma du Parlamentarium, nous pourrons découvrir, un panorama à 360°, de l’Europe et de son Parlement, de son fonctionnement, de l’élaboration des lois et des conséquences des politiques européennes sur notre vie.  Nous pourrons faire connaissance avec les députés au Parlement européen et écoutez les présidents des groupes politiques nous expliquer les enjeux pour l’avenir.  Une carte interactive au sol guide les visiteurs à travers un parcours virtuel de l’Union européenne, illustrant sa diversité grâce à une centaine d’histoires.

    Ne tardez pas à vous inscrire.  Dès que nous recevrons la confirmation de la date, vous serez informés.

    Participation aux frais : gratuit

    INSCRIPTIONS: Fabienne MOISSE– 0498/17.18.52 ou moisse@mocliege.org

  16. Ateliers de confiance en soi numérique à Aywaille

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    Ateliers organisés par Vie Féminine pour apprendre entre femmes comment se servir de l’ordinateur et du smartphone

    tous les MERCREDI de 9H30 à 12H30

    du 4 octobre au 20 décembre (hors congés scolaires)

    Avenue de la République Française, 6, 4920 Aywaille

    INSCRIPTIONS obligatoires: 0491/98.33.17 , adjointe-liege@viefeminine.be

  17. Nouvelle session 2023-2025 BAGIC à Liège !

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    Le BAGIC est une formation de deux ans pour les coordinateur.rice.s de projets et d’institutions culturelles et socio-culturelles débouchant sur un brevet délivré par la Fédération Wallonie Bruxelles. La formation démarrera les 12 et 13 octobre 2023 et elle s’adresse aux personnes déjà impliquées dans la coordination de projets et d’institutions culturelles et socioculturelles.

    Le BAGIC – Brevet d’Aptitude à la Coordination de Projets…

    • Une formation militante qui interroge le sens des pratiques socioculturelles et qui place la culture comme enjeu citoyen pour faire vivre une société démocratique
    • Une formation qui allie co-construction et savoirs, réflexions théoriques, observations et pratiques expérimentales
    • Une formation qui place les participants au coeur du processus via une gestion participative du dispositif
    • Une formation coordonnée par le CIEP asbl dont l’encadrement pédagogique est assuré par des professionnels de l’action socioculturelle

    CONTENU

    • Travailler avec un public dans des projets d’action collective et citoyenne
    • Situer un projet dans les enjeux sociaux, économiques et politiques actuels
    • Allier les différentes acteurs artistiques, économiques, politiques, sociaux et culturels dans des dynamiques de réseaux
    • Inscrire votre action de manière critique et innovante dans des cadres, organisations ou dispositifs existants.

    INFOS et INSCRIPTIONS

    • Pour en savoir plus rendez-vous à l’une de nos prochaines séances d’informations prévues jeudi 14 septembre de 17H30 à 19H à Liège

    • CONTACT: 02/246.38.41, Simon Therer: simon.therer@ciep.be ou Nicolas Laermans, laermans@mocliege.org

  18. Statut de cohabitant(e) 100% perdant(e) !

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    Réclamer l’arrêt du statut de cohabitant·e, c’est exiger la fin de ces situations dans lesquelles des personnes, du fait qu’elles cohabitent, perçoivent un montant plus faible (que les personnes isolées) d’allocations sociales ou de suppléments, de correctifs ou d’avantages sociaux. Cela concerne par exemple quelqu’un qui est au chômage, en invalidité ou amené à recourir à l’aide sociale (RIS).

    Ce statut perpétue une image de la famille et des formes de vie commune bien en dehors de la réalité de beaucoup de citoyen·nes. Il véhicule des stéréotypes stigmatisants envers les allocataires sociaux, stéréotypes qui alimentent les oppositions et les divisions au sein du monde du travail et de la société avec des conséquences concrètes qui portent trop souvent atteinte à la dignité des personnes.

    Pour Présence et Action Culturelles (PAC) ainsi que le Centre d’Information et d’Éducation Populaire (CIEP) du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), cette situation n’a que trop duré et nos associations ont décidé de mener ensemble une campagne de sensibilisation et d’information pour réclamer la fin du statut de cohabitant·e.

    En mutualisant les forces de nos associations d’éducation permanente, cette campagne vise non seulement à sensibiliser la population quant à l’ampleur de l’injustice de cette mesure, mais aussi à faire pression sur les autorités politiques afin qu’elles réforment la législation et fassent de la suppression du statut de cohabitant·e un élément prioritaire de leur programme lors des prochaines élections de 2024. Pour nous, la sécurité sociale doit garantir l’égalité des droits entre tous les assurés sociaux. Toute personne qui cotise doit pouvoir bénéficier des mêmes droits. Ces derniers ne peuvent plus être réduits suivant que l’on vit avec d’autres personnes, en ménage ou en simple cohabitation. À terme, les droits devront être encore davantage individualisés.

    Découvrir la brochure de PLAIDOYER

    Découvrir les OUTILS proposés pour cette campagne

    www.stop-statut-cohabitant.be

  19. communiqué: Plus jamais de QATARSTROPHE !

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    C’était l’un des événements les plus attendus des supporter·ice·s du ballon rond du monde entier, mais aussi l’un des plus controversé des dernières années. La coupe du monde de football 2022 s’achève en même temps que des scandales de corruption éclatent au sein du parlement européen et ailleurs. Notre campagne « Qatarstrophe », qui jusqu’au bout portait malheureusement bien son nom, touche également à sa fin… Mais pas notre vigilance ! Cette coupe du Monde au Qatar restera en mémoire en tant qu’espoir et lutte d’un avenir que nous ne souhaitons à aucun.e travailleur·euse.

    C’est notamment l’occasion de souligner l’accueil très positif rencontré lors de nos activités d’information et de sensibilisation mises en place par nos organisations MOC et notre ONG WSM sur Verviers et à Liège : conférences/débats, actions symboliques dans l’espace public, projection de documentaires, tournoi de foot alternatif, accueil de notre collègue et partenaire Smritee Lama du syndicat népalais GEFONT soutenu par WSM, sensibilisation dans des clubs de foot… Parmi toutes les personnes rencontrées durant nos actions, nous avons pu constater un changement dans l’opinion publique. L’indignation face à cette Coupe du Monde et la prise de conscience des enjeux qu’elle a représentés est sans précédent et dépasse largement les cercles militants. D’ailleurs, certaines communes que nous avons interpellées, comme Verviers, ont décidé de ne pas organiser de retransmissions publiques de matchs (par contre, d’autre comme Malmedy, Dison ou Herve ne nous ont même pas répondu).

    Le bilan de cette campagne nous donne tout de même des raisons d’espérer
    qu’IL Y AURA BIEN UN AVANT ET UN APRÈS « QATAR 2022 ». 

    Pendant plus d’une décennie, les mouvements syndicaux internationaux et les ONG ont travaillé sans relâche afin d’améliorer les conditions des travailleur·euse·s migrant·es dans ce pays. C’est le cas en particulier de GEFONT, un syndicat népalais, ou encore le NDWM (National Domestic Workers Movement), le mouvement des travailleur·euse·s domestiques à Tamil Nadu en Inde. Deux organisations partenaires de notre ONG WSM, de la CSCinternational et de sa centrale BIE – (Bâtiment Industrie Énergie).
    Grâce à leur travail, plusieurs avancées peuvent être observées :

    – Un accord avec l’état Qatari instaurant un salaire minimum et l’abolition progressive du système « Kafala » (système de tutelle sans filiation niant toute possibilité d’autonomie des travailleur·euse·s, basé sur la rétention abusive de passeports entre autres) et une inspection du travail renforcée.

    – Une nouvelle législation offre aux travailleur·euse·s du Qatar une meilleure protection contre le stress thermique en interdisant le travail en plein air entre 10 heures et 15h30 du 1er juin au 15 septembre – de loin le plus grand nombre d’heures de travail interdites dans la région du Golfe.

    – Un accord international a été signé avec Besix, une multinationale, dans le secteur de la construction, garantissant des normes de conditions de travail à respecter y compris pour les fournisseurs et sous-traitants.

    Toutefois, il ne faut pas baisser la garde !

    Les rapports de l’OIT soulignent qu’il reste encore beaucoup à faire pour appliquer et faire respecter pleinement ces réformes du travail importantes. Afin de concrétiser et pérenniser ces avancées il faut continuer à maintenir les projecteurs sur les conditions de travail des travailleurs·euses migrant·es.

    C’est ainsi que, comme mouvement social en Belgique (MOC, CSC, WSM, …) avec nos liens internationaux, nous continuerons à :

    • Mener des sensibilisations et mobilisations lors de prochains grands événements sportifs ;
    • Interpeller les entreprises belges et européennes qui ont des filières dans le monde (avec la campagne MADEWITHRESPECT), ainsi que les acteurs politiques pour la mise en place d’une législation sur le devoir de vigilance des entreprises ;
    • Soutenir les travailleur.euses migrant.es avec ou sans papiers ici en Belgique.

    Et au niveau international, nous poursuivrons notre plaidoyer pour :

    • Le maintien des acquis légaux au Qatar ;
    • L’élargissement des revendications à d’autres pays du Golfe (cfr jeux asiatiques d’hiver en 2029, qui se dérouleront en Arabie saoudite, où le système de la kafala est toujours légal et en application) ;
    • Le soutien aux mouvements sociaux impliqués dans la défense des droits des travailleur.euses migrant.es comme GEFONT au Népal, NDWM.
    • Le soutien au projet de construction d’un centre pour travailleur.euses migrant.es à Doha.
    • Le maintien de la pression des organisations syndicales auprès de la FIFA pour introduire une clause sociale dans le cahier de charges d’attribution des prochaines manifestations sportives
    • Une directive européenne imposant un devoir de vigilance aux multinationales sur la garantie des droits humains et sociaux et ce compris dans leurs chaînes de sous-traitance.

    Si cette Coupe du Monde est le symbole d’un système défaillant qu’il faut changer, nous avons espoir d’y parvenir avec les forces de toutes et tous. Ensemble, changeons la donne !

    CONTACTS :

    Laure HUGLA (WSM Liège) 0488/26.04.61 hugla@mocliege.org

    https://www.wsm.be/participations/campagnes-1/page-299/qatarstrophe/

    https://www.facebook.com/wsmbelgique

    PDF: Communiqué fin Qatar WSM MOC Liège Verviers 20 décembre 2022

  20. Nos priorités face à la hausse des prix de l’énergie

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    Depuis un an, les prix de l’énergie explosent. Les causes sont multiples : certaines sont conjoncturelles comme la spéculation sur le marché gazier et du carbone ou la guerre en Ukraine. Mais d’autres sont structurelles comme le mécanisme de tarification de l’électricité, la libéralisation du marché de l’énergie, ou encore notre dépendance aux énergies fossiles, en décalage absolu avec l’urgence écologique.

    La flambée actuelle des prix de l’énergie et la hausse de l’inflation qui s’en est suivie dans d’autres secteurs (alimentation, transport, logement, Horeca) sont en train d’engendrer une paupérisation marquée des classes moyennes et des classes populaires ainsi qu’une hausse des inégalités socioéconomiques. Elles risquent également de provoquer une sévère récession économique au vu de la contraction du pouvoir d’achat et des difficultés rencontrées par de nombreux indépendants, artisans, PME et associations.

    Faute d’un système fiscal juste et équitable dont nous attendons toujours la réforme, les pouvoirs publics se trouvent trop souvent en difficulté de proposer des solutions structurelles aux besoins collectifs qui émergent. Face à la hausse du coût de l’énergie, les gouvernements ont pris des mesures, certes nécessaires, mais souvent de court terme, peu différenciées et insuffisantes. Les mesures prises ont le grand défaut de ne pas s’attaquer directement à la hausse des prix de l’énergie et à l’inflation, laissant s’envoler les prix. Elles ont également l’inconvénient de ne compenser que partiellement les pertes de pouvoir d’achat subies par les classes moyennes et les classes populaires. Enfin, elles laissent pratiquement sans réponse la question de la transition énergétique et de la sortie des énergies fossiles.

    La crise énergétique vient s’ajouter aux multiples crises (écologique, sanitaire, sociale, démocratique, économique) que nous rencontrons déjà, et contribue à les amplifier. Mais elle peut aussi être une porte d’entrée concrète par laquelle nous pouvons, avec les citoyens et citoyennes, repenser l’horizon et les moyens pour le changement de cap nécessaire.

    C’est pourquoi le MOC appelle au rassemblement de toutes les forces progressistes pour poursuivre quatre priorités,

    Immédiatement:

    1. Taxer les surprofits (1) déjà réalisés afin de financer les mesures prises pour soulager la population paupérisée par la crise. Puis plafonner et réguler les prix de l’électricité et du gaz pour sortir de cette crise.
      Par exemple : taxer à 70% tous les profits liés à l’augmentation conjoncturelle des prix de l’énergie ; changer le mécanisme de formation des prix de l’électricité et passer à une tarification par technologie sur base des coûts de production comme en Grèce, en réfléchissant à un mécanisme qui favorise le renouvelable ; prévoir des contrats de long terme et des achats groupés pour le gaz afin d’accroitre notre pouvoir de négociation et de diminuer l’impact de la spéculation sur les prix ; insister sur le rôle primordial de l’Europe et de l’Etat comme régulateur du marché de l’énergie.
    2. Protéger plus fortement les ménages touchés par la flambée des prix.
      Par exemple : défendre impérativement le mécanisme vital d’indexation automatique des salaires, rendre pérenne et automatique l’extension du tarif social, geler le tarif social, relever les bas salaires et les minimas sociaux, octroyer des chèques énergie plus conséquents à la classe moyenne, demander à l’Etat d’intervenir dès que les factures d’énergie dépassent 10% des revenus d’un ménage afin d’éviter que ceux-ci ne dépassent le seuil de précarité énergétique.

    Le plus rapidement possible:

    1. Sortir de la libéralisation du marché de l’énergie et du Traité sur la Charte de l’Energie (2).
      Le TCE pose de graves problèmes démocratiques et est incompatible avec nos engagements climatiques.
      L’énergie est un bien de première nécessité qui ne peut pas être laissé au marché. Nous souhaitons opter pour une alternative au marché (nationalisation, municipalisation, collectivités d’énergie, reterritorialisation) définie au terme d’un large débat démocratique.
    2. Mettre en oeuvre un plan d’investissement public massif dans la rénovation énergétique des logements,
      mais aussi des bâtiments publics et du secteur non-marchand, et geler durablement les loyers pour les PEB de catégorie D, E, F, G.

    Le MOC appelle à soutenir et à organiser des assemblées locales et participatives sur les problématiques de l’énergie et à rallier les mobilisations que le MOC porte ainsi que l’agenda syndical de la CSC.

     

    (1) Les surprofits peuvent être définis comme la différence entre les bénéfices réalisés au cours de l’année fiscale actuelle et les bénéfices réalisés au cours des années précédentes. Ils correspondent donc à la partie des profits réalisée en raison de l’augmentation conjoncturelle des prix de l’énergie.

    (2) Le Traité sur la Charte de l’Energie est un traité international de commerce et d’investissements qui permet aux multinationales de l’énergie d’attaquer les Etats liés à ce traité devant des tribunaux d’arbitrage lorsqu’ils prennent des mesures susceptibles d’avoir un impact sur leurs profits.